Petite femme aux cheveux blancs, je la remercie pour tout ce qu’elle m’a apporté. Oui, elle était petite, mais son coeur si grand débordait d’amour. La souffrance, les difficultés de la vie n’ont pas eu raison de son courage. Toute jeune, elle fut atteinte de polyomélite. Elle guérit, mais garda des séquelles de cette maladie : un pied bot. La guerre fut déclarée. Avec ses parents, elle partit vers la France ; voyage inutile et épuisant. Plus tard, on tenta une opération, qui n’apporta aucune amélioration . Ce gros soulier noir, elle devrait le chausser toute sa vie. Les remarques désobligeantes la blessaient. Un homme, pourtant, l’aima. Il sut reconnaître sa grande valeur morale et il l’épousa. Une fille naquit de cette union. La maladie atteint son mari ; elle dut alors travailler seule pour subvenir aux besoins des siens. La vie n’était pas triste pour autant. Souvent, elle riait aux éclats. Mais, la mort de son mari boulversa tout. Pourtant, elle sut se contrôler et fut très courageuse.Tous les problèmesde sa fille, elle essaya de les comprendre et elle ne vivait que pour son enfant, travaillant du matin au soir pour trois fois rien ; elle souffrait terriblement mais elle le cachait. POURTANT, une nuit, le coeur trop fatigué s’arreta de battre. A ce moment précis, mon poing frappa le mur. Cette femme qui partait, c’é&tait ma mère. Une femme merveilleuse..MAMAN, j’aurais voulu te garder longtemps. J’aurais tant aimé lui apporté autre chose que mes tracas. Je ne peux me rendre dans ce cimetière; Il n’y a rien d’elle là-bas. Elle dort tout simplement mais elle me manque et même si je prends de l’âge, son absence se fait ressentir toujours et toujours
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Archives pour 29 juin, 2007
Ce soir mon petit garçon
Mon enfant, mon amour
Ce soir, il pleut sur la maison
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles!
On reste tous les deux
On va bien jouer ensemble
On est là tous les deux
Seuls
Ce soir elle ne rentre pas
Je n’sais plus, je n’sais pas
Elle écrira demain peut-être
Nous aurons une lettre
Il pleut sur le jardin
Je vais faire du feu
Je n’ai pas de chagrin
On est là tous les deux
Seuls
Attend, je sais des histoires
Il était une fois
Il pleut dans ma mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il fait un peu froid, ce soir
Une histoire de gens qui s’aiment
Une histoire de gens qui s’aiment
Tu vas voir
Ne t’en vas pas
Ne me laisse pas
Je ne sais plus faire du feu
Mon enfant, mon amour
Je ne peux plus grand-chose
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles!
On est là tous les deux
Perdus parmi les choses
Dans cette grande chambre
Seuls
On va jouer à la guerre
Et tu t’endormiras
Ce soir, elle ne sera pas là
Je n’sais plus, je n’sais pas
Je n’aime pas l’hiver
Il n’y a plus de feu
Il n’y a plus rien à faire
Qu’à jouer tous les deux
Seuls
Attends, je sais des histoires
Il était une fois
Je n’ai plus de mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il est un peu tard, ce soir
L’histoire des gens qui s’aimèrent
Et qui jouèrent à la guerre
Ecoute-moi
Elle n’est plus là
Non… ne pleure pas… !
Beaucoup d’émotions dans les paroles de cette chanson, beaucoup de tendresse, beaucoup de noblesse, beaucoup de sentiments, tout ce que je ressens. C’est comme un rayon de soleil dans le gris du temps. C’est comme une oasis au milieu d’un désert. Comme un peu de paix dans une guerre. Un répit. Une promesse. NON, NE PLEURE PAS











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