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Archives pour 21 juillet, 2007
Nous avons assisté dans la matinée du Lundi au départ des enfants. Pendant qu’on les faisait monter dans des cars avec leur mince bagage des scènes déchirantes se sont produites. Les enfants jeunes, qui ne pouvaient comprendre les raisons de cette séparation, s’accrochaient à leurs parents et pleuraient. Les aînés, qui savaient combien la douleur de leurs parents était grande, tentaient de dominer leur peine et serraient les dents. Les femmes s’accrochaient aux portiéres des cars qui partaient. Les gardes et les policiers eux-mêmes dominaient mal leur émotion. L’impression était d’autant plus affreuse que jusque là, le plus grand calme avait régné dans le camp. Une résignation pesante et amère se lisait sur les visages. Aucune protestation, aucun cri d’indignation ou de oolére ne se faisait entendre. Il semblait qu’après tant d’épreuves les internés n’avaient plus là force de se rebeller contre leur destin.
MOODY BLUES Night in white satin
Publié 21 juillet 2007 dans MES EMOTIONS EN CHANSONS 0 CommentairesTEXTE A MEDITER La vieille dame au restaurant
Publié 21 juillet 2007 dans TEXTES A MEDITER 0 CommentairesUne vieille dame s’arrête un soir sur un restaurant d’autoroute. Elle va au self et prend une soupe chaude, puis va s’asseoir toute seule à une table.
Elle se rend compte qu’elle a oublié de prendre du sel. Elle se lève, erre un peu dans le restaurant avant d’en trouver, et retourne à sa table.
Mais en revenant, elle y trouve assis un homme, un noir, qui plonge sa cuillère dans le bol de soupe et la mange lentement.
« Oh ! Il a du culot ce noir ! pense la brave dame. Je lui apprendrais bien les bonnes manières »
Mais elle s’assied sur le côté de la table, et charitablement le laisse manger un peu de sa soupe. Tirant un peu le bol à elle, elle plonge sa cuillère elle aussi, cherchant à partager au moins cette soupe avec lui.
Le noir retire doucement le bol vers lui, et continue de manger.
La dame se remet à le tirer légèrement vers elle, pour pouvoir y avoir accès. Et ils finissent la soupe ainsi. Alors le noir se lève, lui fait signe de patienter, et revient avec une portion de frites énorme, qu’il partage avec elle, comme la soupe.
Enfin ils se saluent, et la dame part aux toilettes.
Mais quand elle revient, elle veut prendre son sac pour partir, et découvre qu’il n’est plus au pied de la chaise.
« Ah ! J’aurais bien dû me méfier de ce noir ! »
Elle hurle dans tout le restaurant, criant au voleur, jusqu’à ce que finalement on retrouve son sac, posé au pied d’une table où repose un bol de soupe refroidie… son bol auquel personne n’a touché.
C’était elle qui s’était trompée de table et avait partagé le repas de l’homme !
Si j’avais pu passer à travers les mailles du filet de cette vie difficile, j’aurais moins de blessures, moins de cicatrices. Si j’avais su me protéger, me révolter, et même frapper, je serais aujourd’hui plus forte. Mais je n’ai jamais su que me résigner, pour ne pas blesser, pour ne pas froisser, pour ne pas peiner. Où étais-je moi pendant tout ce temps? Dans la tourmente et dans la peur. Je sais qu’il est trop tard. Je souffre et je m’en veux. J’aurais dû me méfier d’eux. Tous ceux qui m’ont manipulée. Petite enfance bousculée. Jeunesse malmenée. Et maintenant? Tout continue. Je veux changer pour toi mon fils. Nous ne méritons pas tous ces sacrifices. Hier après ce malaise que j’ai eu, j’ai vu ton désarroi. Tu es déjà grand ma foi, mais je sais que tu n’as que moi. Nous allons nous battre mon « petit ». Et puis tant pis, s’ils sont froisser. Nous pourrons vivre sans nous inquiéter. Je pourrai encore sourire à la vie.
















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