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Archives pour 23 juillet, 2007

FRANCE GALL Message Personnel

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HELENE SEGARA et ANDREA BOCCELI VIVO per lei

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BERLIN TAKE my BREATH AWAY

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LETTRE d’une fille à sa mère

Une mère entre dans la chambre de sa fille et trouve une lettre sur son lit.
Avec beaucoup de réticence, elle décide de la lire, les mains tremblantes.

Chère maman,

C’est avec regret et tristesse que je t’annonce que je me suis enfuie avec mon
nouvel amoureux. J’ai trouvé la vraie passion et il est vraiment gentil, avec tous ses
piercings, ses tatous et sa grosse moto. Ce n’est pas tout! Je suis enceinte et
Ahmed dit que nous serons très heureux dans sa maison mobile, en pleine forêt.
Il veut beaucoup d’enfants et moi, tu sais, c’est mon plus grand rêve.

J’ai appris que la marijuana n’est pas néfaste et nous avons décidé d’en cultiver
pour nous et nos amis qui nous fournissent en cocaïne et en ecstasy.

Je te demande de joindre tes prières aux nôtres pour que la science trouve
un remède au SIDA : Ahmed mérite vraiment de guérir.
Surtout maman, ne t’inquiète pas. J’ai 15ans et je sais prendre soin de moi.
Je te visiterai un jour pour te présenter tes petits-enfants.

Ta fille qui t’aime,
Julie

Ps : Maman, tout ça n’est qu’une blague. Je suis chez Mélanie.
Je voulais te montrer qu’il y a des choses pires que des
mauvaises notes sur un bulletin. Tu trouveras le mien sur ma commode.
Bisous
.

POEME de Serge Smulevic (rescapé d’un camps de concentration) TROIS AMIS

Trois amis

Trois hommes se serraient
Trois têtes se vidaient
Trois faces verdissaient
Sur quatre-vingts centimètres
De paillasse et de sang
Du sang bien rouge s’écoulant
Un Français teint très blanc
Un Russe aux belles dents
Un Polonais râlant
Sur quatre-vingts centimètres
De paillasse et de sang
Du sang bien rouge s’écoulant
Paris, Kiev, Cracovie,
Trois villes, trois patries
Trois hommes, trois amis
Mouraient doucement en rêvant
D’amour et de pain blanc
De vie et de bon temps
Ma ville si jolie
Cracovie, Craco… vie
Adieu mon beau pays
Et l’un des rêves fut fini
Adieu l’amour et le pain blanc
Adieu la vie et le bon temps
Ma ville si jolie
Adieu Kiev, adieu Ki…
Un autre rêve fut fini
Adieu l’amour et le bon temps
Ma ville si jolie
Paris… mon beau Paris
Un dernier rêve fut fini

Un Français, un Russe, un Polonais
Trois hommes, trois amis
Sur quatre-vingts centimètres
De paillasse et de sang
Laissant là leur pain blanc
La vie et le bon temps
Etaient morts en rêvant
De Paris, Kiev et Cracovie
Leurs villes si jolies…

Serge Smulevic,
24 décembre 1945

LES RESISTANTS et le SAUVETAGE des ENFANTS JUIFS

Anna m’écrit d’Angleterre pour me demander ce qu’on fait les résistants pour aider les Juifs. Voici d’abord une analyse du rôle de la résistance juive dans le sauvetage des enfants :

LES ENFANTS ET LEURS SAUVETEURSLa relation de l’activité des résistants œuvrant dans l’ombre, au prix de risques majeurs, au sauvetage des enfants, ne permet d’imaginer que de manière trop fragmentaire la trame de leur vie quotidienne et surtout celle des enfants eux-mêmes. Chaque démarche se compliquait par les problèmes constituant la routine prosaïque de la période de l’Occupation : précarité des transports, rationnement et pénurie d’innombrables produits alimentaires et autres articles indispensables à l’existence de tous les jours, couvre-feu, risques inhérents au port de l’étoile jaune ou au défaut de port de l’étoile jaune, contrôles policiers, insécurité du domicile, danger des dénonciations. Il fallait prospecter à travers les campagnes de dizaines de départements des familles et institutions nourricières inconnues, procurer faux papiers et titres de rationnement aux enfants, leur apprendre à oublier leur identité et à inventer un nouveau passé, leur constituer un trousseau élémentaire, les convoyer, leur rendre visite régulièrement pour assurer le versement des pensions et veiller à leur bien-être matériel et moral, maintenir dans certains cas le contact avec des membres de leur famille sans violer les précautions de sécurité. Le tout dut être accompli par un personnel très réduit, plusieurs fois décimé par les rafles, n’ayant pas reçu de formation, sauf lorsqu’il s’agissait d’assistantes sociales, de cadres de mouvements de jeunesse ou d’enseignants. La plupart des membres de la Résistance, avant l’époque des maquis et de l’insurrection, évoluaient dans leur environnement normal, sans rompre avec familles, voisinage, travail ou études, consacrant quelques heures par jour ou par semaine à l’action souterraine. Tout cela était interdit aux membres des réseaux juifs de sauvetage d’enfants, attelés à une tâche harassante et évoluant dans une clandestinité de tous les instants. Chaque erreur, oubli, négligence ou faute de leur part risquait de compromettre le bien-être, la sécurité et la vie même de plusieurs enfants et de ceux qui les hébergeaient. Ils étaient, pour la plupart, des jeunes gens d’une vingtaine d’années et de grands adolescents. Leur vie sentimentale, réduite la plupart du temps à des expressions platoniques, se réfugiait pour certains dans des lettres aux accents pathétiques. Trop souvent, elle fut brisée par la séparation brutale d’une arrestation suivie de déportation. La rencontre périodique avec leurs pupilles était plus d’une fois éprouvante, révélant des cas de démoralisation, de mésentente avec l’entourage, de troubles du comportement, de dénuement. Il fallait savoir prodiguer des douceurs, procurer les vêtements ou les chaussures indispensables, consoler, remonter le moral, trouver un nouveau placement lorsque la nourrice était manifestement trop détestée ou détestable, voire malhonnête ou cruelle.
Les pupilles des réseaux clandestins ont certes traversé des souffrances physiques et morales tout au long des péripéties de leur existence souterraine. On reste médusé en constatant les réserves de courage, de présence d’esprit et d’endurance que la plupart ont su mobiliser. Pour l’immense majorité d’entre eux, l’épreuve suprême survint après la fin de la guerre, lorsqu’ils surent que père, mère, frères et sœurs ne reviendraient jamais. Ils ont le plus souvent intériorisé leur souffrance. Ceux qui ont raconté les années de guerre l’ont fait avec une extrême sobriété. Les archives de la Rue Amelot conservent un gros dossier de lettres d’enfants placés, écrites en 1943 et 1944. Elles se veulent toutes rassurantes. Confrontées avec les rapports des visiteuses, il apparaît que souvent elles reflètent la réalité en ce qui concerne la satisfaction des besoins élémentaires. Mais il arrive aussi que ce que l’enfant écrit soit dicté par le souci émouvant de ne pas inquiéter ses parents (l’enfant ignore que sa lettre ne leur parviendra pas), ou encore par la crainte de représailles de la nourrice, dont il devinait qu’elle contrôlait sa correspondance. A l’orphelinat juif de La Varenne en  1947, ainsi qu’au cours complémentaire de la rue Guy-Patin, plusieurs dizaines d’enfants de huit à seize ans racontèrent par écrit « comment j’ai passé l’occupation allemande ». Beaucoup ont conservé un souvenir reconnaissant de la période où ils étaient placés à la campagne. D’autres insistent surtout sur la Libération, signifiant pour eux la fin des sévices corporels subis chez leur nourrice. 
Un regard sur les rares témoignages écrits conservés, lettres datant des années d’occupation et impressions recueillies peu de temps après la fin de la guerre, montre que la sensibilité et l’intuition enfantines distinguent chez les adultes ceux qui réagissent avec cruauté de ceux que guide la compassion. La contribution des enfants juifs à leur propre sauvetage est d’avoir fait preuve de sens des responsabilités pour ne pas trahir le masque de leur identité d’emprunt. La France n’a pas connu le cauchemar et le déshonneur des caravanes d’enfants seuls au monde, absolument abandonnés, qui ont sillonné l’Europe centrale livrée au chaos. Elle le doit aux réseaux de sauvetage de la résistance juive, à leurs très nombreux alliés au sein des œuvres humanitaires et de la Résistance et enfin aux milliers de paysans, ouvriers, enseignants, prêtres, hommes et femmes de toutes conditions qui ont recueilli et protégé des enfants juifs.
Pendant deux ans, les résistants des réseaux de sauvetage ont mené ce combat pour la sauvegarde d’environ 10 000 enfants, impitoyablement traqués par la perversion la plus bestiale de l’histoire. La victoire de ces résistants s’inscrit sur divers plans : ils ont soustrait à l’ennemi 10 000 proies, petits êtres humains sans défense, l’ont emporté sur les détenteurs de la force et du pouvoir, et enfin ont fait triompher les valeurs élémentaires de l’humanité mise hors la loi. Leur épopée, menée dans l’ombre, mais digne des hommages les plus éclatants, a permis de sauvegarder l’identité juive de la plupart des rescapés qui leur doivent la vie.

Lucien Lazare,
La résistance juive en France,
Paris, Stock, 1987

JEAN JACQUES GOLDMAN COMME TOI

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JEAN JACQUES GOLDMAN LA BAS

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FRANCIS CABREL SAMEDI SOIR sur la TERRE

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FRANCIS CABREL L’ENCRE DE TES YEUX

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Le petit prince

Le petit prince

Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire...

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chamade1000

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Protégeons les enfants

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Nous pouvons nous mentir, mais jamais nous ne réussirons à mentir à un enfant.

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Ne nous lassons jamais de contempler la beauté de la nature..


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