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Archives pour 16 août, 2007

NE PAS OUBLIER

Ne pas oublier

     « Il reste une seule ressource : se souvenir, se recueillir.  Là où on ne peut rien « faire », on peut du moins ressentir, inépuisablement.  C’est sans doute ce que les brillants avocats de la prescription appelleront notre ressentiment, notre impuissance à liquider le passé.  Au fait, ce passé fut-il jamais pour eux un présent ? Le sentiment que nous éprouvons ne s’appelle pas rancune, mais horreur : horreur insurmontable de ce qui est arrivé, horreur des fanatiques qui ont perpétré cette chose, des amorphes qui l’ont acceptée, et des indifférents qui l’ont déjà oubliée.  Le voilà notre « ressentiment ». Car le « ressentiment » peut être aussi le sentiment renouvelé et intensément vécu de la chose inexpiable ; il proteste contre une amnistie morale qui n’est qu’une honteuse amnésie ; il entretient la flamme sacrée de l’inquiétude et de la fidélité aux choses invisibles.  L’oubli serait ici une grave insulte à ceux qui sont morts dans les camps, et dont la cendre est mêlée pour toujours à la terre ; ce serait un manque de sérieux et de dignité, une honteuse frivolité.  Oui, le souvenir de ce qui est arrivé est en nous indélébile, indélébile comme le tatouage que les rescapés des camps portent encore sur le bras.  Chaque printemps les arbres fleurissent à Auschwitz, comme partout ; car l’herbe n’est pas dégoûtée de pousser dans ces campagnes maudites ; le printemps ne distingue pas entre nos jardins et ces lieux d’inexprimable misère.  Aujourd’hui, quand les sophistes nous recommandent l’oubli, nous marquerons fortement notre muette et impuissante horreur devant les chiens de la haine ; nous penserons fortement à l’agonie des déportés sans sépulture et des petits enfants qui ne sont pas revenus.  Car cette agonie durera jusqu’à la fin du monde. »

 

Vladimir Jankélévitch, L’Imprescriptible, Seuil, 1986.



LES EXPERIENCES

« Il y a des preuves irréfutables qui démontrent que certaines expériences ont été faites sur des hommes vivants. Ce sont les dépositions de plusieurs témoins et le compte rendu de la séance de la Section de chirurgie du 16 décembre 1943 qui cite notamment: 90 castrations, 10 ablations d’ovaires et une ablation de l’oviducte. Les expériences avaient lieu dans le Block 10 du camp principal. On peut les classer comme suit : expériences visant à l’examen du cancer, expériences de stérilisation, expériences hématologiques et sérologiques. Le plus souvent, des juives étaient employées à cet effet. Beaucoup d’entre elles furent à plusieurs reprises l’objet d’expériences. On constata, après quelques essais, qu’une fois opérées, les femmes n’étaient plus bonnes pour les expériences et dès lors on les expédiait directement aux chambres à gaz.

Les expériences de stérilisation au moyen de rayons étaient l’oeuvre du professeur Schumann de Berlin, lieutenant d’aviation de la Wehrmacht. Beaucoup de femmes vomissaient violemment après de telles expériences, beaucoup moururent peu après. Au bout de trois mois, chaque opérée subissait encore deux opérations de contrôle, pendant lesquelles une partie de leurs organes était incisée afin d’en vérifier l’état. C’est probablement à la suite de transformations hormonales provoquées par ces opérations que les jeunes filles vieillissaient précocement et faisaient l’impression de femmes âgées.

Quant aux hommes, un testicule seulement était soumis à l’insolation. Après cette opération, ils retournaient aux Blocks généraux et, après un repos d’une journée seulement, ils étaient remis au travail, sans qu’on tienne compte de leur état de santé. Beaucoup d’entre eux succombaient à la première expérience. Ceux qui y avaient survécu étaient au bout d’un mois castrés par le même Schumann, qui collectionnait les testicules coupés et les expédiait à Berlin. On choisissait pour ces expériences des hommes et des femmes jeunes et robustes, le plus souvent des juifs de Grèce. Au cours d’une séance, trente femmes environ étaient soumises à l’insolation. De telles séances étaient organisées par Schumann deux ou trois fois par semaine. Mais c’est le professeur

Clauberg, gynécologue allemand, qui fut le principal expérimentateur sur des êtres humains vivants. »

Les Crimes allemands en Pologne, Varsovie, 1948,

rapport de la commission générale d’enquête sur les crimes allemands en Pologne

MENGELE

 

Joseph Mengele est né en 1911 à Günzburg, en Bavière. Il était le fils d’un riche industriel, d’une famille catholique aisée et nationaliste. Il fait des études de philosophie et de médecine, et dirige à 32 ans le laboratoire de recherches raciales de Francfort. En effet, les convictions politiques de Joseph Mengele ont fortement influencé ses travaux universitaires. A 20 ans, il adhère aux Casques d’acier, une organisation nationaliste d’anciens combattants. En 1934, c’est avec enthousiasme qu’il entre aux Sections d’assauts, les SA. Quatre ans plus tard, ce fervent nazi sollicite et obtient son entrée au NSDAP (parti nazi) puis à la SS en 1938.

Il se livre à des recherches sur les jumeaux 

Dans le même temps, en 1935, Mengele a soutenu sa thèse d’anthropologie qui porte sur 1′ « examen radiomorphologique de la partie antérieure de la mâchoire inférieure dans quatre groupes raciaux ». Ses conclusions, absurdes d’un point de vue scientifique, veulent prouver la « supériorité » de l’Européen de type nordique, incarnation parfaite de la race aryenne.

Entre 1940 et 1943, Joseph Mengele sert notamment dans la Waffen SS. A la suite d’une blessure sur le front de l’Est qui le rend médicalement inapte au combat, il rentre en Allemagne Il est promu au grade de Hauptsturmfiirhrer, de capitaine, et reçoit quatre décorations.

Il arrive à Auschwitz le 30 mai 1943, avec la fonction de médecin-chef de Birkenau.

Que fait-il à Auschwitz ? 

  1.  
    • Il participe aux sélections des déportés « valides au travail » à l’arrivée des convois. Il déploie ici une énergie et un zèle peu communs afin de remplir les chambres à gaz. Des témoins l’ont vu abattre lui même une mère qui refusait d’être séparée de ses enfants.

    • Il utilise les déportés pour ses expériences médicales. Il fait mettre les jumeaux dans des blocks à part (des baraques). Il les examine, les mesure, les tue pour disséquer leur cadavres. Ces expériences n’apportent rien, ne débouchent sur rien, mais il les continue, dans une sorte de délire, d’obsession. Son objectif est de faciliter la reproduction des soi-disant « êtres supérieurs que seraient les « aryens », les Allemands. Il fait une sorte de catalogue des traits physiques mais n’est aucunement un précurseur de la génétique. C’est plutôt une sorte de collectionneur d’anomalies physiques.

LES BEATLES Michele

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LES BEATLES Yesterday

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LES BEATLES Twist and Shout

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TCHAIKOWSKI Casse-noissettes – Valse des fleurs

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JEANE MANSON Avant de nous dire adieu

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LARA FABIAN Je suis malade

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