Témoignage d’une dame atteinte d’un cancer généralisé, qui est en fin de vie.
Oriente ton attention vers ton identité, pour la retrouver ; c’est elle qu’il faut faire refleurir en soi dès que l’on sait ou que l’on pense qu’il nous faut tourner la page de cette vie.
Voilà pourquoi, il faut vraiment que tu saches qui tu es…. Pour ne pas perdre le fil, pour rassembler dans un grand sac tout ce qu’il y a de meilleur en toi et apaiser le reste, désamorcer toutes les « bombes à retardement » que tu as posées ta vie durant c’est à dire, toutes tes rancœurs et tes tensions. La masse de tes égoïsmes et de tes jalousies, de tes volontés de limiter et de dominer.
C’est tout cela, qui a posé ton corps, sur son lit de mort aujourd’hui.
C’est leur conjugaison répétée, peut-être depuis bien longtemps, qui t’a meurtrie de la sorte. Tout l’apprentissage de la vie consiste à désamorcer les explosions et les implosions face auxquelles, notre propre chemin nous mène : c’est la culture de la sagesse qui est affaire de simplicité.
« Cela faisait des années que je ne pouvais plus supporter mon corps sans le reconnaître ».
Alors je l’ai laissé se détruire parce que quelque chose en moi s’imaginait que cela arrangerait tout. Je n’étais pas contente de ma vie… alors je l’ai bloquée dans ma tête et dans mon cœur.
Aujourd’hui, je commence seulement à comprendre que l’on se fabrique une maladie aussi sûrement que l’on peut s’ingénier à faire tomber en panne un moteur…en mettant n’importe quelle substance dans son carburateur par exemple. Cette substance, c’est le manque d’estime que j’avais de moi-même et toute l’agressivité que cela générait ».









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