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Archives pour 17 novembre, 2007
Larmes et déchirures
Furent les premières années
De ma vie cachée
Derrière une armure
Peurs et lamentations
Survinrent les mois suivants
Et vint l’humiliation
A cause d’un père trop aimant
Haine et peine
Prirent racine
Les jours furent blêmes
Et piquants commes les épines
Refuge et refus
Furent mon salut
A trop vouloir se cacher
On ne peut plus aimer
Soupir et calme
Firent surface
Quand son âme
Fit volte face
Paix et sécurité
Enfin m’étaient données
A vouloir « oublier »
J’ai perdu trop d’années
Chamade

Elle me manque beaucoup « maman », et pourtant cela fait longtemps qu’elle n’est plus là ; mais qu’importe le temps, son souvenir est toujours là en moi plus fort que jamais. Passent les jours, les mois, les années, en moi elle restera à jamais jusqu’au jour où moi aussi je m’en irai
Oh je ne suis pas morose. J’aime la vie et je suis joyeuse, mais bon, c’est une chose à laquelle personne ne peut échapper. Que l’on soit riche ou pauvre, c’est ce qui nous attend. Alors vivons en paix et cherchons le vrai bonheur là où il se trouve : souvent tout près de nous, faut pas chercher bien loin
http://www.dailymotion.com/video/4ToMDogARW3mCozpS
Ce film de Véra Belmont (« Marquises »), avec Yael Abecassis, Guy Bedos, Michele Bernier, sort en salles le 16 janvier prochain. Il raconte l’histoire d’une petite fille de 8 ans parcourant l’Europe nazie à la recherche de ses parents.
Le synopsis
Une petite fille de 8 ans parcourt l’Europe nazie à la recherche de ses parents.
Elle s’appelle Misha. Elle est juive. Son père et sa mère viennent d’être déportés. Elle ne sait qu’une seule chose : ils sont à l’est. A l’aide d’une simple petite boussole, elle quitte sa Belgique natale et rejoint l’Ukraine à pied, traversant l’Allemagne et la Pologne, dans l’espoir de les retrouver.
Pour survivre, elle vole de la nourriture et des vêtements. Pour survivre, elle évite les hommes et leur violence. Pour survivre, elle intègre une meute de loups. Et devient l’une des leurs.
D’après le récit autobiographique de Misha Defonseca, un témoignage poignant sur la cruauté des hommes et l’humanité des animaux.
Notes de production
La neige. La pluie. Le froid. La tempête. Le mauvais temps n’aura pas épargné les seize semaines de tournage de SURVIVRE AVEC LES LOUPS dont le jeu des co-productions et des partenariats a mené l’équipe en Franche Comté et en Alsace pour la France mais aussi en Allemagne et en Belgique. La réalisatrice Véra Belmont, respectant le périple de la jeune Misha dans l’Europe de la Deuxième Guerre mondiale, voulait intégrer les quatre saisons de l’année dans son film. “ Un peu d’automne quand elle commence son voyage, beaucoup d’hiver, un peu de printemps, un bout d’été et encore un peu d’automne quand elle rentre à Bruxelles qui a été libérée en septembre 1944 ”, énumère la réalisatrice. Mais quand elle a eu besoin de la fraîcheur de l’automne, elle a eu 50 cm de neige, quand elle a eu besoin de la neige de l’hiver, elle a eu un soleil magnifique, quand elle a eu besoin de la chaleur de l’été, elle a eu des trombes d’eau. A chaque fois, la réactivité et la capacité d’adaptation de Véra Belmont et de son équipe ont fait des miracles.
D’octobre 2006 à juillet 2007, le tournage a été divisé en quatre phases de quatre semaines de six jours avec une moyenne de trois semaines de préparation entre deux phases de tournage. Hormis une équipe permanente d’une dizaine de personnes, chaque phase de tournage s’organisait autour d’une nouvelle équipe technique française, belge ou allemande et de trois contraintes majeures : tourner avec une enfant qui était de tous les plans et donc aménager son plan de travail et celui de ses doublures, tourner constamment en extérieur et donc trouver des solutions de dernière minute en cas de mauvaises surprises, et tourner avec des loups et donc vivre selon leur rythme d’animaux capricieux. “ Pire que des Marlon Brando ”, dira même Véra Belmont.
Une enfant et des loups
“Le loup est un des animaux les plus difficiles au cinéma ”, continue Pierre Cadéac. “ Physiquement, il ressemble au chien, mais dans sa tête, il est très différent. Il est féroce et furtif mais aussi très méfiant et prudent. Il se méfie de tout, ce qui le rend très difficile à travailler. La moindre nouveauté dans son horizon, dans son environnement peut déclencher une panique chez lui. Il peut avoir peur à tout moment. Mais en même temps, dès qu’il a un peu d’assurance, ce dont on a besoin pour pouvoir travailler, il peut devenir très dangereux et sans raison, mordre l’acteur. ”
La première résolution de Véra Belmont a donc été de tourner séparément plus de 50% des scènes entre Mathilde Goffart et les loups. Mais devant le contact que la petite fille a eu avec les loups dès le premier jour, 90% des scènes ont finalement été tournées avec l’actrice et les animaux ensemble. “ C’est un vrai miracle ”, reconnaît Pierre Cadéac. “ Mathilde pourrait devenir une bonne dresseuse, elle a tout compris des règles à suivre avec les loups. Quand l’un d’eux avait une attitude un peu trop dominatrice envers elle, elle n’avait pas peur de lui donner une tape. Ca ne faisait pas mal au loup mais ça le surprenait et il comprenait qu’il y avait des règles qu’il ne pouvait transgresser. Et elle était la seule à pouvoir poser ces limites et s’imposer. ”
La jeune Mathilde Goffart a aussi intégré son rôle à la perfection ce qui était presque inquiétant. “ Je l’ai mise en garde un jour, sur une scène avec Pataud ”, se souvient Pierre Cadéac. “ Je lui ai dit de garder ses distances parce qu’il y avait de la nourriture et que le loup risquait d’entrer en compétition avec elle pour l’obtenir. Il pouvait alors avoir une réaction agressive. Elle m’a dit : ‘De toute façon, je n’ai pas peur. Mama Rita me protégera.’ Comme dans le scénario. ”
La musique, un élément essentiel
VERA BELMONT savait qu’il lui fallait trouver une musique qui accompagnerait le périple solitaire de Misha. “ L’histoire de Misha est bouleversante et il fallait que la musique la porte sans la plomber”, admet la réalisatrice. “ Un jour, j’ai entendu la musique d’EMILIE SIMON. Il y avait quelque chose d’aérien dans ses compositions, quelque chose qui faisait penser à la nature. J’ai posé sa musique sur les premières images de mon film et elle accompagnait et soutenait le film comme par magie. ” Véra Belmont a ainsi été picoré des morceaux ici et là dans la discographie d’EMILIE SIMON tandis que cette dernière composait également quelques musiques originales pour le film, lui donnant ainsi une dimension supplémentaire
Date de sortie en salles : 16 JANVIER 2008
J’ai vraiment envie d’aller voir ce film qui est vraiment le genre de film que j’aime : émotion, tendresse et volonté
Une enfant contre la violence des hommes
L’innocence et la tendresse face à la guerre
La détresse qu’engendre la guerre













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