Larmes et déchirures
Furent les premières années
De ma vie cachée
Derrière une armure
Peurs et lamentations
Survinrent les mois suivants
Et vint l’humiliation
A cause d’un père trop aimant
Haine et peine
Prirent racine
Les jours furent blêmes
Et piquants commes les épines
Refuge et refus
Furent mon salut
A trop vouloir se cacher
On ne peut plus aimer
Soupir et calme
Firent surface
Quand son âme
Fit volte face
Paix et sécurité
Enfin m’étaient données
A vouloir « oublier »
J’ai perdu trop d’années
Chamade

