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Archives pour 1 janvier, 2008
KARAJAN…….Beethoven Symphonie n° 9 (From The New World) 4ème mouvement
Publié 1 janvier 2008 dans MES COUPS DE COEUR 1 Commentaire| Né à Salzbourg le 5 avril 1908, Karajan commence à apprendre le piano à l’âge de 4 ans ; l’année suivante, il fait ses débuts en public à un concert de charité. Il s’inscrit au Mozarteum de Salzbourg de 1916 à 1926 où il est l’élève de Franz Ledwinka, de Franz Sauer et de Bernhard Paumgartner. Ce dernier l’encourage à suivre des cours d’orchestration. Karajan poursuit ses études à la Musikhochschule de Vienne jusqu’en 1929.
Il dirige son premier concert à Salzbourg le 22 janvier 1929. Dès 1933, il participe au Festival de Salzbourg ; l’année suivante, il dirige pour la première fois l’Orchestre Philharmonique de Vienne. C’est en 1938 que commence sa longue association avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin, dont il devient directeur musical à vie en 1956. Karajan fut à la fois directeur artistique de l’Opéra de Vienne (de 1957 à 1964) et du Festival de Salzbourg (de 1956 à 1960). En tant que directeur de l’Opéra de Vienne, il entreprit une collaboration d’envergure avec la Scala de Milan, où depuis 1948 il tenait régulièrement la baguette. En août 1964, Karajan rejoint le directoire du Festival de Salzbourg. Les débuts du Festival de Pâques de Salzbourg en 1967 marquent un autre jalon dans sa carrière. L’éclat de sa longue association avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin a consacré Karajan sur la scène internationale. Ses enregistrements au cours des ans délimitent invariablement les innovations sonores et musicales auxquelles se mesurent les autres exécutions. Parmi les nombreuses distinctions honorifiques de Karajan, il faut retenir deux prix Gramophone pour ses enregistrements avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin en 1981 : celui du meilleur enregistrement orchestral pour la Neuvième Symphonie de Mahler et celui du disque de l’année pour l’intégrale de Parsifal. Herbert von Karajan et l’Orchestre Philharmonique de Berlin ont été unanimement applaudis lors de leurs fréquentes tournées à travers le monde. En 1955, l’orchestre fit ses débuts à New York et une tournée aux États-Unis sous la direction du maître. Ils revinrent la saison suivante et beaucoup d’autres ensuite. De 1955 à 1982, ils donnèrent 105 concerts aux États-Unis. Parmi leurs autres tournées internationales marquantes, il faut noter onze visites au Japon, auxquelles il faut en ajouter une en Corée en 1984. Ils donnèrent leurs premiers concerts en Chine à partir de 1978. En outre, grâce aux concerts en direct de la télévision allemande, l’Orchestre Philharmonique de Berlin a pu toucher de 1983 à 1986 un public bien plus large que son public de concert traditionnel. Dès ses débuts de chef d’orchestre, Karajan a bénéficié de son association prestigieuse avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne : des centaines de concerts et enregistrements forment une fraction importante de son legs. En 1959, ils firent ensemble une tournée mondiale qui inclut 10 concerts aux États-Unis. Ce fut avec cet orchestre, au cours de sa dernière tournée mondiale en 1989, que Karajan dirigea les trois concerts dont on se souvient encore à New York. Karajan est aussi venu avec le Philharmonia de Londres aux États-Unis : ils y donnèrent 24 concerts en 1955. Dans son souci constant de rehausser l’expression musicale, Karajan a promulgué tout au long de sa carrière l’audio-visuel et la nouvelle technologie du son. Dès 1965, il devint producteur des films de concerts et d’opéras réalisés sous la direction de Clouzot. Karajan a toujours été parmi les premiers à embrasser les innovations technologiques dans le but d’affiner l’écoute pour son public. À titre d’exemple, il réalisa en janvier 1980 le premier enregistrement numérique de La Flûte enchantée de Mozart et, au Festival de Pâques de Salzbourg le 15 avril 1981, il lança, avec Polygram, Philips et Sony, le système CD numérique. En 1982, Karajan a fondé Télémondial (S. A.) en vue de représenter son répertoire en vidéodisque, médium et entreprise qui lui assuraient un contrôle complet du son et de l’image. Les fondateurs de la revue Hör zu lui décernèrent en 1984 l’Eduard-Rhein-Ring en honneur de ses réalisations stéréophoniques pour la télévision et de son initiative dans le domaine du son numérique. Karajan a été couronné de nombreux honneurs et prix : Médaille vermeil de Paris, Médaille d’or de la Royal Philharmonic Society de Londres (Arturo Toscanini, Sir Thomas Beecham et Bruno Walter se retrouvent sur la liste des chefs d’orchestre lauréats de ce prix), Prix Olympia de la fondation Onassis et Prix international de la musique de l’UNESCO. Herbert von Karajan est mort à Salzbourg le 16 juillet 1989. |
Vous est-il arrivé une fois d’entendre la Terre parler ? Moi oui… Partout où je suis. Elle n’arrête pas de me poursuivre, dans mon réveil, dans mon sommeil, sous ma douche, quand je marche, même quand je mange. Elle est même sur ma table. Elle n’arrête pas de me parler : « Vous me fatiguez, vous m’épuisez, vous me déchirez avec vos bombes …
Vous me poignardez avec vos missiles, vous faites trop de bruit ;
je vous donne à boire, je vous donne à manger, et certains trouvent le moyen de laisser les autres mourir de faim…
Je vous allaite dès votre naissance, et à la fin de votre vie, je vous reçois
je vous accueille, je me fais lit pour votre repos
je vous amande, je vous mandarine, je vous fleure, je vous jasmine,
je vous donne mes odeurs pour vous égayer,
je vous emmène dans ma mémoire jusqu’à vos ancêtres,
je me tapisse de neige pour vous distraire,
et de sable pour vous plaire,
je me grotte, je me roche, je minéralise,
je cicatrise vos blessures,
je vous donne les fruits de mes entrailles,
je vous porte, je vous emporte,
je vous supporte, je vous transporte…
Sur chacun de vous il y a mes empreintes, mes couleurs et mes accents…
C’est par ma forme que sont formés les gestes de vos mains quand vous mangez, de vos pieds quand vous dansez.
C’est sur moi que tout s’appuie … Votre équilibre vous me le devez.
Ne vous ai-je pas ouvert mon ventre pour répondre à vos besoins ? satisfaire vos caprices ? abriter vos corps ?
Si je disparaissais, où pourriez-vous planter vos arbres ?
Si je retirais mes eaux que pourriez-vous boire ?
Si je voilais mes beautés, que pourriez-vous voir ?
Si j’emportais mes céréales, mes fruits, mes forêts, mes océans,
sur quoi iraient se poser les oiseaux ? Sur quoi iraient courir les chevaux ?
Comment iriez-vous peindre vos gloires, vos victoires, vos guerres, vos misères, vos haines et vos amours ?
Quand vous suffoquez, qui vous aère ?
Quand vous vous chagrinez qui vous console, vous cajole ?
Je me laisse labourer, vous me goudronnez ;
je me laisse vendanger, vous me nucléarisez….
Ah je vous connais, ceux que vous avez enterrés m’ont tout raconté de vous.
Attendez-vous à voir mes rivières sécher, mes montagnes s’écrouler…
Vous ai-je déprimé avec mes jardins ?
Vous ai-je stressé avec mes parfums ?
J’étouffe.
Allez-vous enterrer ailleurs, votre mort n’est plus dans ma vie…
Vous voulez le ciel, allez-y !
Grimpez dans l’air …réinventez-vous une existence, mais sans moi.
Quand je suis arbre, vous me coupez,
Quand je suis céréale, vous me brûlez,
Quand je suis eau, vous me polluez.
Quand je suis fertile, vous me gaspillez
Quand je suis Afrique vous m’affamez,
Quand je suis pétrole vous me pompez,
Quand je suis Nord vous me modernisez,
Quand je suis Sud vous me sous-développez …
Je n’en peux plus …
Qui pourra me ressourcer ?
Quel autre peuple pourra m’habiter ? »
Vous est-il arrivé une fois d’entendre la terre parler ?
moi oui…
(Auteur : Raouf Ben Yaghlane)












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