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Archives pour février 2008

A une passante….. Charles Baudelaire (les Fleurs du Mal)

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La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

 Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?
Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

 

Adieu……

Assieds-toi à côté de moi, j’ai à te parler.
Je t’ai, maintenant je le crois, assez écouté.
Je me souviens de notre rencontre, c’était un jour ou le soleil brillait, l’air était doux. Un parfum de muguet, que je n’avais encore jamais respiré, se répandait tout autour de nous. Tu es venu vers moi, tu semblais si fatigué, si triste, que je me suis tout de suite senti proche de toi.
Les arbres, les fleurs, l’herbe même sentaient la naissance, le début, la fraîcheur.
Quand tu m’as pris dans tes bras, ton cœur battait encore plus fort que le mien. Je me le rappelle bien, j’en étais stupéfait!
Tu me donnais tant d’amour qu’il me semblait que l’éternité était en nous, que ma vie était elle.
Tu m’as connu bébé, je suis maintenant beaucoup plus vieux que toi, au crépuscule de ma vie.
C’est moi maintenant qui suis fatigué, si fatigué, éreinté. Je ne sens plus mes membres, je ne sens presque plus rien. Il est pour moi l’heure d’avoir les réponses à mes questions.
Es-tu beau? Es-tu laid?
Es-tu intelligent, idiot, maigre, gros, petit, grand, noir, blanc, jaune, rouge, vert?
Es-tu riche, pauvre?
As-tu du goût? Comment t’habilles-tu? Portes-tu du vert avec du bleu? Du marron avec du noir?
Non. Ne réponds pas à mes questions, après tout, que m’importe?
Tu es ce que tu es, celui que j’ai aimé, que j’ai toujours aimé. Le premier, le dernier.
Notre sort aurait pu être si différent… le mien surtout.
J’aurais pu me retrouver seul, dans le froid, attendant jusqu’à ma mort ton retour.
J’aurais pu me sentir abandonner mais confiant, même si cela peut paraître incompatible.
J’aurais pu croire en un faux Dieu, perdre ce que vous appelez des illusions.
Comme je me sens bien près de toi… il me semble sentir à nouveau le muguet comme ce jour de mai; je sens ta chaleur, ta vie, il me semble même entendre battre ton cœur, comme au premier jour.
Pour moi, c’est le dernier. Ne pleure pas mon ami. Ton tour viendra, et je ne peux m’empêcher de te promettre que je t’attendrais, même si je sais que tu ne crois pas à ces choses là.
Que nous reste t’il donc?
Rien d’autre que ce que tu penses être un faux espoir.
Mais tu en sais sans doute plus que moi sur ce sujet?
Je vais continuer de vivre dans ton cœur, aussi longtemps que tu le souhaiteras. Je serais toujours tout près de toi, tant que mon image sera présente en toi.
Je dois maintenant m’arrêter.
S’il te plait…
Poses ta main sur ma tête… caresses-moi. Je vais partir, et j’ai un peu peur. Il me faut ton odeur…

Adieu.
D’un chien à son ami de maître.

L’enfance°°°°°°

 

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Avoir des enfants ne fait pas plus de vous des parents qu’avoir
un piano ne fait de vous un pianiste. [Michael Levine]

Vos enfants : vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais
ne tentez pas de les faire comme vous. [Khalil Gibran]

Je ne retomberai jamais en enfance, j’y suis toujours resté.
[Tristan Bernard]

Pensées

De tes jardins parfumés montre les fragrances de la douceur et de l’amour
ne fais qu’eflfleurer mon cœur de ton regard et je succomberai à tes pieds
anonyme

J’ai senti sur mon corps un ange se poser. C’était si doux qu’il m’a semblé qu’il y avait fusion de mes cellules avec la grâce divine. J’ai ouvert les yeux et mon amoureuse m’a souri
Anonyme

Je ne connais qu’un seul devoir et c’est celui d’aimer
Albert Camus

L’amour ne voit par les yeux, mais avec l’âme
William Shakespeare

Aimer est un art, c’est dans tes bras que je veux l’apprendre
Edner Saint-amour

On ne connaît point les femmes, elles ne se connaissent pas elles mêmes, et ce sont les occasions qui décident des sentiments de leur cœur
Comtesse de la Fayette

Oh femme Pensée aimante…..Victor Hugo

Oh femme Pensée aimante.....Victor Hugo dans MES COUPS DE COEUR 0nqrt910

O femme, pensée aimante
Et coeur souffrant,
Vous trouvez la fleur charmante
Et l’oiseau grand;
Vous enviez la pelouse
Aux fleurs de miel;
Vous voulez que je jalouse
L’oiseau du ciel.
Vous dites, beauté superbe
Au front terni,
Regardant tour à tour l’herbe
Et l’infini:
« Leur existence est la bonne;
Là, tout est beau;
Là sur la fleur qui rayonne,
Plane l’oiseau!
Près de vous, aile bénie,
Lis enchanté,
Qu’est-ce, hélas! que le génie
Et la beauté?
Fleur pure, alouette agile,
A vous le prix!
Toi, tu dépasses Virgile;
Toi, Lycoris!
Quel vol profond dans l’air sombre!
Quels doux parfums! - »
Et des pleurs brillent sous l’ombre
De vos cils bruns.
Oui, contemplez l’hirondelle,
Les liserons;
Mais ne vous plaignez pas, belle,
Car nous mourrons!
Car nous irons dans la sphère
De l’éther pur;
La femme y sera lumière,
Et l’homme azur;
Et les roses sont moins belles
Que les houris;
Et les oiseaux ont moins d’ailes
Que les esprits!
Août 18..

La tendresse….

 

Regarde l’aigle qui part

Avec tous tes espoirs

Un voile de cécité

Sur ta vie va tomber

Écoute le flottement d’aile

Rien n’est plus pareil

Un peu de fragilité

Sur ta vie va planer

Sens ce vent menaçant

Qui te juge comme un amant

Un peu de peur

Se glisse sur ton coeur

Touche le ciel un instant

Car il est plus que temps

 Qu’un peu de douceur

Épouse ton ardeur

Le ciel est nuageux

Et dans ton coeur il pleut

Un jour, l’aigle reviendra

Et d’amour te parlera

Referme ton chagrin

Et suis le chemin

Où dort la tendresse

Fais lui une caresse

Tu deviendras déesse

De l’espoir qui te reste

L’amour t’a asservie

La tendresse te sauve la vie

(Chamade – février 2008)

Green ====Verlaine

ttitrfez.jpg

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.
J’arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.
Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers ;
Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête.
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

Ballerine

 

Ballerine, ballerine
Tu auras vécu ta vie sans tes chaussons
Sans musique, ballerine
Entre la chambre et le salon, ballerine
Tu auras passé ta vie à tricoter
Un fil d’Ariane un peu mité
Ballerine, en sourdine
Tu n’auras dansé ta vie qu’un seul été
Taille fine, en bottines
Entraînée par ton cavalier
Dans un univers banlieusard
C’est dur de faire de grands écarts

Ballerine, ballerine
Tu auras dansé ta vie sabots pointus
Anonyme, ballerine
Au fil de l’eau du temps perdu
Le Lac des Cygnes a bu ta vie
D’Ophélie

Ballerine, sans vitrine
Tu te dis qu’au fond
C’était ça ton destin
Naphtaline et cuisine
Plutôt que les pointes sur Chopin
Au fond tu ne regrettes rien
Y a même des soirs où tu es bien

Ballerine, ma frangine
Certains soirs tu prends ta tête dans tes mains
Aspirine, mauvaise mine
Tu te couches et le docteur vient
Et le docteur il appelle ça
Crise de foie

Ballerine, sœur chagrine
Je me dis qu’au fond je te ressemble un peu
Ballerine, ma copine
Vu qu’on ne fait jamais ce qu’on veut
Autant faire croire aux malheureux
Que l’on est heureux

Alors danse en cadence
Mène-moi en vacances
Ballerine

Serge Lama

L’arbre étoilé…

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L’enfant=====

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L’homme n’est jamais plus près de se connaître qu’au moment de se reconnaître dans un enfant ; lorsqu’il plonge le regard dans cette eau limpide. Elle lui renvoie une image de lui qui ne le frappe nulle part ailleurs avec une telle intensité. Devant l’enfant, l’homme cesse un instant d’être le matamore avantageux qui édicte sa loi à l’univers, pour revenir à une humilité qui le rend à sa propre évidence. Devant l’enfant, l’homme a l’occasion de reconnaître qu’il n’est jamais lui-même qu’un enfant.

Christian CHABANIS

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Le petit prince

Le petit prince

Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire...

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Et si on chantait ?

Protégeons les enfants

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Nous pouvons nous mentir, mais jamais nous ne réussirons à mentir à un enfant.

André Pronovost

La beauté de la création

Ne nous lassons jamais de contempler la beauté de la nature..


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