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Archives pour 27 février, 2008
De tes jardins parfumés montre les fragrances de la douceur et de l’amour
J’ai senti sur mon corps un ange se poser. C’était si doux qu’il m’a semblé qu’il y avait fusion de mes cellules avec la grâce divine. J’ai ouvert les yeux et mon amoureuse m’a souri
Je ne connais qu’un seul devoir et c’est celui d’aimer
L’amour ne voit par les yeux, mais avec l’âme
Aimer est un art, c’est dans tes bras que je veux l’apprendre
On ne connaît point les femmes, elles ne se connaissent pas elles mêmes, et ce sont les occasions qui décident des sentiments de leur cœur

O femme, pensée aimante
Et coeur souffrant,
Vous trouvez la fleur charmante
Et l’oiseau grand;
Vous enviez la pelouse
Aux fleurs de miel;
Vous voulez que je jalouse
L’oiseau du ciel.
Vous dites, beauté superbe
Au front terni,
Regardant tour à tour l’herbe
Et l’infini:
« Leur existence est la bonne;
Là, tout est beau;
Là sur la fleur qui rayonne,
Plane l’oiseau!
Près de vous, aile bénie,
Lis enchanté,
Qu’est-ce, hélas! que le génie
Et la beauté?
Fleur pure, alouette agile,
A vous le prix!
Toi, tu dépasses Virgile;
Toi, Lycoris!
Quel vol profond dans l’air sombre!
Quels doux parfums! - »
Et des pleurs brillent sous l’ombre
De vos cils bruns.
Oui, contemplez l’hirondelle,
Les liserons;
Mais ne vous plaignez pas, belle,
Car nous mourrons!
Car nous irons dans la sphère
De l’éther pur;
La femme y sera lumière,
Et l’homme azur;
Et les roses sont moins belles
Que les houris;
Et les oiseaux ont moins d’ailes
Que les esprits! Août 18..
Regarde l’aigle qui part
Avec tous tes espoirs
Un voile de cécité
Sur ta vie va tomber
Écoute le flottement d’aile
Rien n’est plus pareil
Un peu de fragilité
Sur ta vie va planer
Sens ce vent menaçant
Qui te juge comme un amant
Un peu de peur
Se glisse sur ton coeur
Touche le ciel un instant
Car il est plus que temps
Qu’un peu de douceur
Épouse ton ardeur
Le ciel est nuageux
Et dans ton coeur il pleut
Un jour, l’aigle reviendra
Et d’amour te parlera
Referme ton chagrin
Et suis le chemin
Où dort la tendresse
Fais lui une caresse
Tu deviendras déesse
De l’espoir qui te reste
L’amour t’a asservie
La tendresse te sauve la vie
(Chamade – février 2008)
- Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
- Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
- Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
- Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.
- J’arrive tout couvert encore de rosée
- Que le vent du matin vient glacer à mon front.
- Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
- Rêve des chers instants qui la délasseront.
- Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
- Toute sonore encor de vos derniers baisers ;
- Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête.
- Et que je dorme un peu puisque vous reposez.
Ballerine, ballerine
Tu auras vécu ta vie sans tes chaussons
Sans musique, ballerine
Entre la chambre et le salon, ballerine
Tu auras passé ta vie à tricoter
Un fil d’Ariane un peu mité Ballerine, en sourdine
Tu n’auras dansé ta vie qu’un seul été
Taille fine, en bottines
Entraînée par ton cavalier
Dans un univers banlieusard
C’est dur de faire de grands écarts
Ballerine, ballerine
Tu auras dansé ta vie sabots pointus
Anonyme, ballerine
Au fil de l’eau du temps perdu
Le Lac des Cygnes a bu ta vie
D’Ophélie
Ballerine, sans vitrine
Tu te dis qu’au fond
C’était ça ton destin
Naphtaline et cuisine
Plutôt que les pointes sur Chopin
Au fond tu ne regrettes rien
Y a même des soirs où tu es bien
Ballerine, ma frangine
Certains soirs tu prends ta tête dans tes mains
Aspirine, mauvaise mine
Tu te couches et le docteur vient
Et le docteur il appelle ça
Crise de foie
Ballerine, sœur chagrine
Je me dis qu’au fond je te ressemble un peu
Ballerine, ma copine
Vu qu’on ne fait jamais ce qu’on veut
Autant faire croire aux malheureux
Que l’on est heureux
Alors danse en cadence
Mène-moi en vacances
Ballerine
Serge Lama










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