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Archives pour 18 avril, 2008

Cache tes larmes, femme du printemps
Écoute ses mots, ce sont des serments
Qui te porteront sur les chemins du temps
Et t’éblouiront de leur charme apparent
Une larme d’étoiles
Recouvre ce voile
Qui cache ton coeur
Et qui te fait peur
Laisse toi porter par la douce fraîcheur
Qui émane de cet homme d’honneur
L’espoir vibre encore
Au dedans de ton corps
Le vent caresse
Ta douce faiblesse
Et l’aube grandit
Au coeur de ta vie
Sèche tes larmes, femme du présent
Dis lui ces mots, ceux qu’il attend
Ils te glisseront sur un lit d’Orient
Et tu vivras toujours au présent
(Chamade – avril 2008)

“En présence d’un être, on dirait que ce ne sont pas tellement les paroles qui comptent, mais leur musique. Et que dire de la beauté des gestes, du mouvement des yeux et des lèvres? Il y a comme une fascination qui met un voile entre vous et l’autre.”
Gilles Archambault
Les plaisirs de la mélancolie
Conte de Grimm sur la bêtise : L’envie de voyager
Publié 18 avril 2008 dans MES COUPS DE COEUR 0 Commentaires
Il était une fois une pauvre femme dont le fils n’avait qu’une idée en tête : voyager.
- Mais comment le pourrais-tu ? disait sa mère. Il te faudrait avoir de l’argent et tu sais bien que nous n’en avons pas !
- Je vais me débrouiller, pensa le fils. je serai honnête et partout je dirai : pas beaucoup, pas beaucoup, pas beaucoup.
Et pendant un certain temps, il se promenait en répétant sans arrêt : pas beaucoup, pas beaucoup, pas beaucoup. Il arriva ainsi vers un groupe de pêcheurs et les salua :
- Que Dieu vous garde ! Pas beaucoup, pas beaucoup, pas beaucoup.
- Qu’est-ce que tu racontes, chenapan, pourquoi « pas beaucoup » ? se fâchèrent les pêcheurs.
Et quand ils sortirent les filets, quelques poissons seulement y frétillaient, vraiment pas beaucoup. Ils chassèrent le jeune homme avec leurs bâtons.
- Tiens ! Et tiens ! Tu l’as bien mérité ! crièrent-ils.
- Que dois-je dire alors ? demanda le jeune homme.
- Bonne pêche, tu devais dire, attrapez-en le plus possible !
Et le jeune homme continua son voyage en répétant sans arrêt : « Bonne pêche, attrapez-en le plus possible », jusqu’à ce qu’il arrive à une potence. On était juste en train de pendre un malheureux pêcheur.
- Bonjour, commença le jeune homme, bonne pêche, attrapez-en le plus possible. – Comment ? Quel goujat ! Que veux-tu dire par ton : « attrapez-en le plus possible» ? Tu ne crois pas qu’il y en a assez comme ça ? Selon toi il devrait y en avoir encore plus peut-être ?
Et il se fit rosser à nouveau.
- Comment devrais-je dire alors ? demanda le jeune homme.
- Tu dois dire : « Que Dieu soit miséricordieux avec cette pauvre âme ».
Le jeune homme se remit à marcher et répéta partout où il allait : « Que Dieu soit miséricordieux avec cette pauvre âme. »
Il arriva au bord d’un fossé où il vit un équarrisseur qui s’apprêtait à supprimer un cheval.
- Bonne journée, dit le garçon en se précipitant vers lui. Que Dieu soit miséricordieux avec cette pauvre âme !
- Qu’est-ce qui te prend, chenapan ! s’écria l’homme.
Et il frappa le garçon sur la tête avec ses outils si fort que ce dernier n’entendait plus et ne voyait plus.
- Qu’aurais-je dû vous dire alors ?
- Dans le fossé, charogne ; dans le fossé, charogne !
Juste à cet instant un coche plein de monde arrivait par la route et le jeune homme cria :
- À la vôtre ! Dans le fossé, charogne !
Et le coche quitta la route et se renversa dans le fossé. Le cocher leva son fouet et frappa le jeune homme si fort que ce dernier put à peine marcher.
C’est de bon gré qu’il rentra à la maison, auprès de sa mère, et ne mit plus jamais les pieds hors de chez lui. Il avait abandonné pour toujours l’idée de voyager.




de tout coeur à Nicolas du blog « le monde de Pepe » pour la belle bannière qu’il a créée pour mon blog. C’est vraiment ce que j’aime.









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