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Archives pour 1 août, 2008
La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J’escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D’un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l’immense gouffre
Me bercent. D’autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !
(Charles Baudelaire)
La vie n’est pas d’échapper à la tempête
mais de danser dans la pluie.
C’était un matin occupé, environ 8h30,
quand un homme d’un certain âge dans les 80 est arrivé
pour faire enlever les points de suture de son pouce.
Il dit qu’il était pressé car il avait un rendez-vous à 9h00.
J’ai pris ses signes vitaux et lui dit de s’asseoir sachant
que ça ne prendrait plus d’une heure avant que quelqu’un puisse s’occuper de lui.
Je le voyais regarder sa montre et j’ai décidé
puisque je n’étais pas occupé avec un autre patient, d’évaluer sa blessure. En l’examinant, j’ai vu que ça cicatrisait bien, alors j’ai parlé à un des docteurs,
j’ai pris les choses nécessaires pour enlever ses points et soulager sa blessure.
Pendant que je m’occupais de sa blessure,
je lui ai demandé s’il avait un rendez-vous
avec un autre médecin ce matin, parce qu’il était pressé. L’homme me dit non,
qu’il devait aller dans une maison de santé pour déjeuner avec sa femme.
Je me suis informé de sa santé.
Il m’a dit qu’elle était là depuis quelque temps
et qu’elle était victime de la maladie d’Alzheimer.
Comme nous parlions,
j’ai demandé si elle serait contrariée si il était en retard.
Il a répondu qu’elle ne savait plus qui il était,
qu’elle ne le reconnaissait plus depuis 5 ans.
J’étais surprise et je lui ai demandé :
« Et vous y allez encore tous les matins, même si elle ne sait pas qui vous êtes? »
Il souriait en me tapotant la main et dit :
« Elle ne me reconnaît pas, mais je sais encore qui elle est. »
J’ai dû retenir mes larmes quand il a quitté,
j’avais la chair de poule sur le bras,
et je pensais que c’était le genre d’amour que je veux dans ma vie.
Le vrai amour, ni physique ni romantique.
Le vrai amour est l’acceptation de tout ce qui est, a été, sera et ne sera pas.
Source : inconnu

























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