La nuit va tomber sur les douleurs du monde
Qui s’engouffrent dans les gorges profondes
De l’oubli et le temps qui passe se fera doux
Pour ceux qui pleurent sous le courroux
De cette force cruelle qui atteint les mortels
Comme un coup de poignard
Que, comme de maudits bagnards
On reçoit sans retirer le fard
Qui nous laisse le teint blafard
Ironique et cruelle
La douleur éternelle
Laissera sur le corps
Bien trop de désaccord
Et danse jusqu’à l’aurore
La pointe silencieuse
Mais toujours curieuse
De cette sournoise ennemie
La douleur infinie
Qui décime et désunit
Les corps marqués au fer
Danse mon corps dans les vapeurs de charme
Ne fais pas trop de vacarme
Laisse planer le doute
Reste digne sur la route
Qui te mène vers l’autre rive
Où plus rien de mal n’arrive
Rêve ma tête jusqu’à faire des folies
Et garde la douceur de la vie!
Là entre tes rêves gris
Ne garde que ce qui est beau
Demain, dans le renouveau
Tu griseras tes soucis
Tu souriras encore à la vie
Cela t’est encore permis
Nargue ce maudit « mal »
Qui est trop matinal
Et qui te suit partout
Comme un amour trop fou
Il te colle à la peau
Va vers le renouveau!
(Chamade – août 2008)












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