
Voilà le genre de peinture que j’aime. Des traits fins et délicats
J’aurais tant aimé peindre, mais voilà, je n’ai jamais osé le faire et puis bon, je n’ai pas ce don
Pourtant bien souvent, on se dit « pourquoi pas »?
Mais on n’ose pas! Peut-être par manque de confiance en soi? Je ne sais pas bien au juste
Tout ce que j’ai pu faire un jour c’est cette petite peinture bien modeste
Je pensais aux vacances (il y a très longtemps déjà)
Soyez indulgents
Et un petit dessin humoristique
Bon, maintenant, je me cache : la honte!
25 Février 1980
Elle ne peut pas entrer dans le rôle de Catherine Mortenhoe, dans La Mort en direct, sans en être bouleversée. Elle dira : «Vous savez à quel prix est négociée dans la presse une photo relative à ma vie privée, comme après une fausse couche. N’importe où»
25 Février 1980
Elle n’a évidemment pas joué son rôle dans La Mort en direct sans en être personnellement bouleversée. Les trois-quarts de ce personnage ne sont pas sans rapport avec elle.
Ce film est pour elle bien autre chose que n’importe quel autre, certainement
Il est difficile, quand on est une star, d’échapper aux importuns. Elle n’aime pas le mot star, elle veut seulement pouvoir bien travailler.
Il y a des intrusions contre lesquelles elle peux à peine se protéger. Elle sait que les photos relatives à sa vie privée s’arrachent au prix fort. Elle trouve ça de très mauvais goût. Elle ne sait pas comment les autres se défendent contre tout cela. Peut-être certaines de ses collègues sont-elles plus avisées. Ou plus menteuses. Mais cette femme dans le film, qui se voit soudain jetée en pâture au public, elle aussi est sans défense. Et c’est bien sur ce point qu’elle se retrouve dans le personnage
Le projet avec Fassbinder, Le Mariage de Marie Braun, n’a pas abouti. La première mouture du scénario ne lui plaisait pas. Puis ils se sont perdus de vue.
Revenir au théâtre? Elle aimerait bien , à Paris et à Berlin. Elle ne sait pas pourquoi ici. On parle toujours ainsi de l’aire de Berlin. Mais elle en a peur. Il faut qu’elle trouve de courage et le temps pour cela. Elle a une proposition de Boy Gobert pour une pièce de théâtre. Elle n’arrive pas à se décider. Il faudrait que ce soit une pièce et un rôle où l’on ne puisse pas la comparer. Une pièce moderne, nouvelle. Cela, elle le ferait volontiers. Mais il faut qu’elle ait confiance.
10 avril 1980
Elle veut apprendre à s’épanouir, connaître ce qui est en elle. Elle ne veut pas se mettre en colère. Elle ne supporterait plus l’insolence de la presse allemande. Elle répondra à toutes les questions sur son métier, son travail, mais seulement sur son métier. Son fils David sait lire et dévore tout ce qui est écrit sur elle.
Pour devrait-elle le traumatiser? Ce qu’il y a entre elle et son mari ne regarde personne. Il est de son devoir de protéger ses enfants
Avril 1980
Tournage de La Banquière
Elle s’est sérieusement informée et a beaucoup lu sur Marthe Hanau; elle a aussi parlé avec des gens qui l’ont connue. Mais finalement on se trouve livré à soi-même (dit-elle) quand on se tient devant la caméra, et il ne faut pas écouter tout ce que les gens disent, il ne faut pas tout croire. Elle ajoute : «Vous n’imagniez pas quelles monstruosités on a pu écrire sur Marthe Hanau. Son humanité m’a particulièrement fascinée. Ou mieux, elle était si humaine, cette petite femme, qui voulait montrer, qui voulait réussir….mais pas à tout prix, pas à n’importe quel prix.»
Marthe Hanau, ou Emma Eckhert, mise sur sa volonté, son dynamisme, sa séduction pour parvenir ses fins.
Toutes ces qualités se retrouvent en elle et elle espère avoir réussi à les rendre. Ce n’est pas facile quand on est seule…..Aucun metteur en scène ne peut imaginer combien elle se trouve seule devant la caméra. Elle ne sait pas ce qu’il en est de ses collègues, mais pour elle c’est ainsi. Elle dépend de son metteur en scène et elle travaille toujours en étroite collaboration avec lui, mais il y a des moments où elle est entièrement livrée à elle-même. Et si Emma Eckhert et Marthe Hanau en sont devenues un personnage sympathique —une expression qui ne veut pas dire grand chose— elle peut seulement dire tant mieux, parce que c’est exactement ce à quoi elle a tendu. On peut présenter Emma Eckhert comme une saligaude puante —pardonnez-moi l’expression, dira-t-elle— ou bien, après une courte réflexion prendre en compte l’aspect humain.
On ne détruit pas les ténèbres en luttant contre elles,
mais en allumant la lumière.
On ne détruit pas le mal en luttant contre lui,
mais en faisant le bien.
On ne détruit pas la haine ou la peur en s’acharnant contre elles,
mais en laissant monter la tendresse-amour.
C‘est en allant vers l’est que l’on s’éloigne de l’ouest.
C‘est en allant vers plus de vie qu’on dépasse la mort.
C‘est en allant vers ce qui dure qu’on est libre de ce qui ne dure pas.
Placide Gaboury, Paroles pour le coeur
C’est jeudi, j’espère que vous avez pu déjeuner en paix!
On se fait la cour, on se fiance, on se marie, on nage dans le bonheur.
De petites fêlures apparaissent .On les néglige.
Elles grandissent, puis se stabilisent. On vit avec.
Un jour, un heurt stupide dévoile la fissure irréparable.
On se met d’accord pour la cacher. On la bouche n’importe comment.
Les contemporains qui semblaient indestructibles, s’évanouissent, un par un, dix par dix.
On se retrouve tous deux, séparés et proches.
On se fait souffrir pour se sentir encore vivre.
On se serre un peu pour avoir moins froid.
Trop tard. L’un des deux lâche la rampe.
L’autre reste là, vacant, désaffecté, remâchant ses torts et fabriquant ses remords.
Jacques de Bourbon Busset
Et n’oubliez pas de sourire à un(e) inconnu(e) qui passe
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