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Archives pour 26 août, 2008

Interview donnée par Romy Schneider au journal Allemand Stern (1ère partie) Important pour bien la connaître!

       

 Mais pourquoi, après vingt ans, Sissi demeure-t-elle toujours un problème pour vous?

Les films ont été tournés à une époque à laquelle ils étaient adaptés, et ils ont plu aux gens. Mais je ne peux pas en parler comme de n’importe lequel de mes autres films, je ne peux pas réagir normalement et dire : «Non, je ne suis pas Sissi. Il y a longtemps que je suis Romy, j’ai seulement joué Sissi il y a des années.»

 Souvent, vous outragez la pudeur publique, car à chaque évènement de votre vie — qu’il s’agisse d’une fausse couche, d’un mariage, d’un divorce, d’un film— la génération Sissi hurle d’horreur et réclame sa pure impératrice. Pour les uns, vous êtes alors une putain, et pour les autres, toujours une madone, à qui le monde ne joue que des mauvais tours.

Je veux avoir la paix. Je hais le tapage et la publicité, tout ce show-business. Et je ne suis pas leur Sissi à laquelle ils peuvent se câliner. Je pouvais m’estimer heureuse et satisfaite d’avoir joué ce rôle. C’était une chance à cette époque

 Quelle drôle de chance! Pour parler clairement : votre beau-père M. Blatzheim, ue vous appeliez Daddy, et votre mère, Magda Schneider, ont un peu aidé cette chance.

Je ne veux faire de peine à personne, je dois des remerciement à ma mère et je n’ai pas de reproches à lui adresser.

  Il est peut-être là, votre «problème Sissi»? Ne vouloir blesser personne?

Peut-être ne puis-je pas faire autrement, peut-être est-ce ma mentalité.

Je voulais aussi changer de nom, jadis, à Paris —en Rosa Albach. Mais je n’ai jamais osé, pour ne pas blesser ma mère. D’un autre côté, à l’époque je me sentais aussi très bien dans ma peau de fille de star de cinéma, puisque  j’avais ce que  je voulais. C’était un monde de crinolines, de valses, de flirts, toujours dans des décors de Marischka.

  Toutes les jeunes filles auraient réagi comme vous. Mais reconnaissez-vous  aujourd’hui que ce monde de Sissi n’avait rien à voir avec l’enfance et la jeunesse dans la vie réelle?

Aujourd’hui je le reconnais, oui, mais il faut d’abord apprendre à la comprendre. Tout ce que j’ai appris, je l’ai appris à travers le cinéma, tantôt plus, tantôt moins. A quatorze ans j’ai quitté l’école et tourné les Lilas blancs.

 Donc,pour vous, la vie n’a eu lieu au fond que sous forme de cinéma ou bien au cinéma.

C’est bien là mon problème aujourd’hui, c’est pourquoi tout va si mal. J’ai aussi fait beaucoup trop de films. Mais j’ai mes deux enfants que j’aime, et qui ont besoin de moi.

  Combien d’argent avez-vous gagné avec les films sur Sissi?

Je n’ai jamais su manier l’argent, je sais seulement que ce sont surtout les autres qui y ont gagné, mais l’argent est parti. Et je n’ai pas été seule à le dépenser.

  Alors, votre beau-père Blatzheim a dilapidé tout l’argent?

L’argent est parti, basta! Je crois que le dernier restaurant dans lequel Blatzheim a investi mon argent a fait faillite. Il s’est toujours occupé de tout. Pour un quatrième Sissi on m’a offert quatre millions de marks payés comptant. Mais là j’ai dit non, pour la première fois. J’en avais marre. C’était à Berchtesgaden. Après tout ce tapage, je me suis réfugiée dans ma chambre d’enfant où je me suis enfermée. Tout cela est si lointain! Les images me font défaut pour ces souvenirs. Cela ne m’intéresse plus, et pourtant ça m’atteint toujours. Ce tumulte, qui peut être beau mais que  j’ai toujours haï. Un jour, à Madrid, ils étaient des milliers à agiter des petits drapeaux à l’aéroport, ils m’ont presque écrasée. Ma mère était derrière moi et me disait : «Mais souris donc…»

  A l’âge de vingt ans, vous avez fugué à Paris pour retrouver Alain Delon, vous ne vouliez plus être Sissi. Etait-ce le début de votre vraie vie?

Oui, c’est à Paris que ça a vraiment démarré. J’étais amoureuse, à Paris, et enfin sans surveillance. Mais quelle vie, quelle vie c’est devenu…

  Vous dites cela maintenant, parce que vous allez mal, parce que vous avez l’impression de ne plus sentir le sol sous vos pieds. Mais c’est tout à fait normal, après tant de films et vivant en plein divorce. Le monde ne s’écroulera tout de même pas.

Le monde ne s’écroulera certainement pas. Et quel est mon monde?

C’est bien ce que nous essayons de découvrir. Vous aviez donc vingt ans, vous aviez gagné des millions qui étaient entre les mains de ceux qui s’étaient occupés de vous, pleins de bonté et de désintéressement, et Blatzheim vous envoyait tous les mois un chèque de trois mille marks à Paris

On m’a dit : «Tu as une rente de trois mille marks à Paris et il vaudrait mieux arriver à t’en sortir avec ça.» Chaque fois que j’ai mis mon compte à découvert, je suis tombée en disgrâce.

  Pourquoi vous êtes-vous laissé faire?

Alain a dit un jour à Blatzheim qu’il le considérait comme un fichu c..! C’était à Lugano. Je l’avais aussi déjà dit, mais pas si brutalement. J’étais trop bien élevée et je pensais à Mammi. Mais ça non plus ne m’avance pas, maintenant, l’argent est parti. Alain est parti. Blatzheim est mort. Mammi me dira à présent :«Tout allait donc effectivement si mal, mon enfant?» Et je comprendrai sa question. J’estime ma mère, mon frère, mes enfants, et c’est bien ce dont il s’agit.

  Vous étiez donc accablée d’un Daddy du genre miracle économique, d’un beau-père….qui aimait étaler ses riches, vous, ses robinets dorés…

  Votre véritable père était Wolf Albach-Retty. Qu’a-t-il fait pour vous?

Rien. Avec le deuxième mari de ma mère, c’était un monde petit bourgeois dont il me fallait sortir.

  Avez-vous appris entre-temps à vous y prendre avec ce genre de Daddys, quel que soit leur aspect?

J’essaie.

  Rediriez-vous aujourd’hui comme vous l’avez fait après votre divorce avec Harry Meyen : voilà la moitié de mon argent, mais laisse-moi tranquille maintenant? Remboursez-vous également sa part à votre mari actuel?

Non, les temps sont passés, je ne paie plus personne. D’ailleurs mon mariage actuel, avec Daniel Biasini, en France, n’est pas juridiquement  valide, parce qu’il y a vice de forme. Lors du mariage nous avions opté pour la séparation de biens. Je n’en dirai pas davantage, parce que le divorce est encore en cours

  Revenons à Paris. Vous vivez là avec Alain Delon et avez quitté définitivement Sissi-Land.

Ce n’était pas Sissi-Land, c’était un Sissi-World, et ç’a été le cas partout où j’ai séjourné. J’étais une jeune personne dans du coton, qui devait être polie. Mais je ne l’étais pas toujours. J’étais une jeune fille…

 Que pensez-vous maintenant?

Pardonnez-moi si je m’exprime de façon aussi sotte, mais tout aurait pu aller bien mieux dans ma vie…Quand je fais aujourd’hui la connaissance de jeunes femmes comme Eva Mattes…

  …la comédienne de théâtre…

…..Elle est très jeune, elle a beaucoup de talent, mais elle n’est pas aussi photogénique que je l’étais, de loin. Je pense : tu aurais pu être pareille. Tu aurais pu avoir la chance de commencer ainsi; avec une véritable vie quotidienne. Un peu de cinémé et plus tard du théâtre. Ces jeunes actrices, aujourd’hui, ont bien plus d’assurance que je n’en avais alors ou que je n’en ai aujourd’hui

  Pourquoi vous montrez-vous sous un si mauvais jour? Vous vous êtes échappée à l’époque pour aller à Paris, c’était une décision tout à fait courageuse et personnelle.

Je voulais vivre, vivre avec Alain. Une arrière-cour aurait pu suffire. Peu importe dans quel trou, je voulais vivre. Mais je voulais en même temps tourner des films, parce que j’aimais ma profession. Je n’ai jamais pu me sortir de cette contradiction intérieure

  Et pourtant, vous avez toujours cru de nouveau au bonheur.

J’ai cru que tout pouvait s’harmoniser, oui. J’ai toujours été la plus heureuse quand j’étais seule. Est-ce que cela évoque la schizophrénie?

  Oui

Peut-être puis-je l’expliquer. Jeune fille, c’est dans la chambre de mon père que je préférais me tenir : il n’était plus à la maison,il avait abandonné ma mère, j’étais donc toute seule. J’ai toujours cherché quelque chose de ce genre et je le cherche encore.

  Avez-vous cherché à retrouver une telle chambre plus tard, étant une femme adulte?

Quelques années durant je l’ai même trouvée. C’était chez Visconti. Il était une force pour moi.

  C’était alors une constellation tout ce qu’il y a d’étrange, quand vous et Delon avez répété la pièce « Dommage qu’elle soit une putain » à Paris sous la direction de Luchino Visconti. Dans le fond, chacun était amoureux de l’autre, mais peronne n’avait le courage…

J’étais amoureuse de lui, mais je n’ai pas compris à l’époque qu’il était également amoureux de moi, à sa manière. Tout le monde savait qu’il était homosexuel et je m’en tenais là, je n’aurais jamais osé lui dire que je l’aimais. Maintenant il est trop tard.          (à suivre…)

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Dire aux personnes qu’on les aime!

On raconte qu’un jour, une prof a demandé à ses élèves de noter le nom de tous leurs camarades de classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu’ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chacun et de le noter à côté des noms. Cela pris toute une heure jusqu’à ce que tous aient fini et avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof. Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit au sujet de chacun. Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. Peu de temps après, tous souriaient :
-  » Vraiment ? « , entendait-on chuchoter…
-  » Je ne savais pas que j’avais de l’importance pour quelqu’un !  »
-  » Je ne savais pas que les autres m’aimaient tant « , étaient les commentaires que l’on entendait dans la salle de classe.

Personne ne parla plus jamais de cette liste. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n’avait pas d’importance. L’exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d’eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève tomba, mort au Vietnam et la prof alla à l’enterrement de cet élève. L’église était comble. Beaucoup d’amis étaient là. L’un après l’autre, ils s’approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda :
-  » Est-ce que vous étiez la prof de maths de Marc ?  »
Elle hocha la tête et dit :
-  » Oui.  »
Alors il lui dit :
-  » Marc a souvent parlé de vous.  »

Après l’enterrement, la plupart des amis de Marc s’étaient réunis. Les parents de Marc étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof.
-  » Nous voulions vous montrer quelque chose. « , dit le père de Marc et il sortit son portefeuille de sa poche.  » On a trouvé cela quand Marc est tombé à la guerre. Nous pensions que vous le reconnaîtriez… »
Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent.

Sans le regarder, la prof savait que c’était l’une des feuilles de la fameuse liste des élèves contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l’époque par les camarades de classe au sujet de Marc.
-  » Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait.  » dit la mère de Marc.  » Comme vous pouvez le constater, Marc a beaucoup apprécié ce geste.

Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof.
- Charlie sourit et dit :  » J’ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau. »
- La femme de Chuck dit :  » Chuck m’a prié de la coller dans notre album de mariage.  »
-  » Moi aussi, j’ai encore la mienne.  » dit Marilyn.  » Elle est dans mon journal intime.  »
- Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes.  » Je l’ai toujours avec moi,  » dit-elle et elle ajouta :  » Nous l’avons tous gardée.  »

La prof était si émue qu’elle dut s’asseoir et elle pleura. Elle pleurait pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.

Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s’arrête un jour et que nous ne savons pas quand ce jour arrivera. C’est pourquoi, il est important de dire aux personnes, que l’on aime et qui nous sont importantes, qu’elles sont particulières et importantes. Dis le leur avant qu’il ne soit trop tard.

Anonyme

The Bee Gees..Stayin’alive

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Santa Esmeralda…Let me be misunderstood

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Fuis….

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Allez femme du désert

Vas, cours vers d’autres horizons

Laisse ces gens qui n’ont pas de pardon!

Ne regarde plus ce qui est de »travers »!

Parcours la terre à l’infini

Arrête la poursuite de cette vie

Celle où tu te mésestimes

Celle où tu les invites

A être heureux

Bien malgré eux

Vas, cours vers d’autres lieux

Où tout est merveilleux

Rien que pour toi

Ne pense qu’à toi

Abandonne les

Oublie les

Danse sur leurs mesquineries

Dessine un coeur sur le noir de ta vie

Ne les invite plus à vivre dans ton espoir

Imagine seulement ta folie

Cours vers le soleil

Où plus rien n’est pareil

Que le bleu du ciel

Que du vent comme du miel

Qui te donne un goût

De renouveau sur le blanc de ta peau

Laisse de côté tous ces « malheureux »

Qui disent « non » à ton voeux

Sois heureuse

Seule

Sois généreuse

Seule

Égoïsme? Non femme du soleil

Réalisme? Oui femme en éveil

Alors cours à perdre haleine

Fuis ceux qui trainent

Fuis, vite

Je suis déjà loin, très loin

 

(chamade – août 2008)


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Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire...

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