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J’aimerais sur un air de guitare
Voir les visages rayonner Comme quand l’espoir
Vient doucement caresser
Les rêves des pauvres gens
Qui marchent trop lentement
Ceux qui passent par hasard
Et qui pleurent dans le noir
La vie à petits pas
Décide à ma place
Qui aura la grâce
Qui aura la disgrâce
Laissez-moi effleurer leurs peines
Et leur insuffler la force de vivre
Ne leur laissez pas la haine
Je veux les rendre ivres
De cette chaleur inconnue
Qui traverse ma rue
Qui sur mes sentiments mis à nus
De me persécuter continue
Pas pour moi seule cette fortune
Je la partage avec toi l’inconnu
Qui marche sur le fil de la vie
En te cachant de ces folies
Que l’homme sur cette terre accomplit
Laissant sur toi se poser un châle de brume
Qui recouvre toute ton amertume
Laisse-moi le bonheur d’enlever ce soucis
Laisse-moi caresser la joue de tes enfants
Qui jouent calmement
Dans les froids matins
Et qui ne se plaignent de rien
Laissez moi te donner ce trop de bonheur
Qui est là au fond de mon coeur
De richesses je n’ai point
Juste avec toi partager mon pain
Je te parlerai de cet « adagio »
Qui dans ma vie se promène trop
Tu poseras sur mon angoisse
Une note bleue turquoise
Je placerai au creux de ta main
Une larme d’ivresse
Qui comme une caresse
Te parlera de demain
Un « demain » différent
Une fleur sur ta route
Dissipera le doute
Mon ami tu souris
Tu apaises mon tourment
(Chamade – septembre 2008)

Bien sûr que la vie est remplie de misères,
Je n’ai jamais dit le contraire.
Je sais que j’en ai eu ma part à éteindre
Et que j’ai mille raisons de me plaindre.
Contre moi vents et orages se sont unis;
Et combien de fois le ciel a été gris !
Les épines et les ronces m’ont piqué,
À gauche, à droite, et ailleurs aussi.
Mais, pour dire toute la vérité,
Fait-il assez beau aujourd’hui !
À quoi sert de toujours brailler
Et de rabâcher les soucis d’hier ?
À quoi sert de ressasser le passé
Et, au printemps, de parler de l’hiver ?
Un chacun doit avoir ses tribulations
Et mettre de l’eau dans son vin.
La vie n’est certes constante célébration.
Des soucis ? Bien sûr, j’ai eu les miens.
Mais il faut bien le voir aussi :
Il fait diablement beau aujourd’hui !
C’est aujourd’hui que je vis,
Et non pas il y a un mois.
T’en as, t’en as pas, tu donnes et tu prends
Selon qu’en décide le moment.
Hier, un nuage de chagrin
A bien assombri mon chemin.
Demain, il pleuvra peut-être
À casser les carreaux de fenêtres,
Mais faut le dire, puisque c’est ainsi :
Fait-il assez beau aujourd’hui !
Auteur : Douglas Malloch
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