

L’air du paradis est celui qui souffle
entre les oreilles d’un cheval.
Proverbe arabe

Je demande aux cavaliers qui me lisent et qui dressent leurs chevaux de regarder leur monture
lorsqu’ils mettent pied-à-terre après une séance de travail,
de contempler son oeil et de faire un examen de conscience pour se demander s’ils ont bien agi
envers cet extraordinaire être vivant, ce compagnon adorable : le cheval ».
Nuno Oliveira

Dans ce vaste monde, où pourrait-on trouver
quelqu’un qui soit noble mais sans orgueil,
amical sans être envieux, beau sans vanité ?
Ici, se retrouvent liés la grâce et la puissance musculaire, la force et la gentillesse.
Il sert sans être servile,
il a combattu sans animosité.
Rien n’est plus puissant et moins violent,
plus rapide et plus patient.
Ronald Duncan « To the Horse »
http://www.dailymotion.com/video/x2qevu

http://www.dailymotion.com/video/x462er
Il arrive que, rentrant tard
Par les longues routes du soir,
Les chevaux tout à coup s’arrêtent,
Et, comme las, baissent la tête.
Dans la charette, le fermier
N’esquisse pas le moindre geste
Pour les contraindre à se presser.
La lune, sur les blés jaunis,
Vient lentement de se lever,
Et l’on entend comme le bruit
D’une eau qui coule dans l’été.
Quand les chevaux rentrent très tard,
Le fermier ne sait pas pourquoi,
Le long des routes infinies,
Il les laisse avidement boire
Aux fontaines bleues de la nuit.
Maurice Carême



















Merci pour vos commentaires