
S’il fallait laisser le temps
Aux mots de glisser
Le long de l’obscurité,
Ce serait en réalité
Un fardeau trop lourd à porter.
S’il fallait laisser vraiment
Les mots courir lentement
Sans jamais les freiner;
Je ne pourrais le supporter.
Un mot en cache un autre
Et c’est là que je me vautre
Dans un désert tout entier
Rempli de mystère…
Les mots deviennent “zéro”
Quand on parle trop.
Et alors je galère
Citer des mots plus beaux
Serait pour moi un cadeau;
Mais je ne peux pas
Dire ce qui n’est pas!
(chamade)










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