Cher ami, levez-vous si haut les yeux
Que vous n’aperceviez pas les larmes
Qui naissent dans les miens?
Et pourtant cher ami, je suis au bout du chemin.
Et mon coeur se presse et s’alarme,
Quand il ne ne voit plus le charme
Qui devrait pourtant réjouir mes matins.
Que dire de plus? Mais qui maudire et qui aimer?
De tout cela je ne sais plus rien!
Les parfums d’hiver s’endorment sous mes mains.
Et mes lèvres fatiguées ne s’ouvent que pour murmurer
Que vivre encore un peu d’amour j’aimerais.
Cher ami, vous regardez vers d’autres lieux.
Le temps se pare de tant d’adieux,
Le froid envahit mes pensées,
Je m’empare d’un bout de rêve
Pour un moment, pour une trêve
Cher ami, la vie vous emporte,
Et vous fermez la porte
De mes espoirs.
Mais que m’importe.
Je m’en vais
Et je me tais!
(chamade)










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