Fleurs blotties sur mon coeur,
Me donnent plus de saveur!
Je parcours la terre,
En rêves et sans misère.
Quand chantera l’oiseau moqueur
Je serai loin sans aucune peur!
Que sonne enfin avec ardeur
Le moment fatal où il sera l’heure
De me coucher là sur l’herbe dorée,
Moi enfin insensée et légère!
Et encore écouter le chant de l’été
Qui me transformera avec pudeur!
Je chercherai la cachette dont on m’a parlé
Celle qui protège le trésor de la vie!
Oh, mon coeur arrête de t’emballer!
N’oublie pas les pleurs du violon
Quand il te demandait « pardon »
Pétales de roses écrasés au creux de mes mains
Offrez-moi le parfum de demain!
Celui qui fait chavirer les coeurs blessés;
Ceux qui de passion se sont épuisés!
Fleurs qui agitez vos charmes
Permettez qu’on vous acclame!
Et que dans un chant d’honneur
Vous promeniez vos doux atouts
Je baisse les armes
Je me penche avec douceur
Et d’un geste doux, presqu’à genoux
De vous un regard je réclame!
(chamade)












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