• Accueil
  • > Archives pour le Vendredi 9 novembre 2012

Archives pour 9 novembre, 2012

Mères, l’enfant qui joue…Victor Hugo°°°°°

Image de prévisualisation YouTubeMères, l'enfant qui joue...Victor Hugo°°°°° dans POESIE 0f0687ae

Mères, l’enfant qui joue à votre seuil joyeux,
Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux,
Vous conseille l’amour, la pudeur, la sagesse.
L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse ;
C’est de la gaîté sainte et du bonheur sacré,
C’est le nom paternel dans un rayon doré ;
Et vous n’avez besoin que de cette humble flamme
Pour voir distinctement dans l’ombre de votre âme.
Mères, l’enfant que l’on pleure et qui s’en est allé,
Si vous levez vos fronts vers le ciel constellé,
Verse à votre douleur une lumière auguste ;
Car l’innocent éclaire aussi bien que le juste !
Il montre, clarté douce, à vos yeux abattus,
Derrière notre orgueil, derrière nos vertus,
Derrière nos malheurs, Dieu profond et tranquille.
Que l’enfant vive ou dorme, il rayonne toujours !
Sur cette terre où rien ne va loin sans secours,
Où nos jours incertains sur tant d’abîmes pendent,
Comme un guide au milieu des brumes que répandent
Nos vices ténébreux et nos doutes moqueurs,
Vivant, l’enfant fait voir le devoir à vos coeurs ;
Mort, c’est la vérité qu’à votre âme il dévoile.
Ici, c’est un flambeau ; là-haut, c’est une étoile.

De Victor Hugo, Les Rayons et les Ombres.

 

 

J’ai presque peur, en vérité…Verlaine°°°°°

J'ai presque peur, en vérité...Verlaine°°°°° dans POESIE 148212fc1

J’ai presque peur, en vérité,
Tant je sens ma vie enlacée
A la radieuse pensée
Qui m’a pris l’âme l’autre été,

Tant votre image, à jamais chère,
Habite en ce coeur tout à vous,
Mon coeur uniquement jaloux
De vous aimer et de vous plaire ;

Et je tremble, pardonnez-moi
D’aussi franchement vous le dire,
A penser qu’un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,

Et qu’il vous suffirait d’un geste.
D’une parole ou d’un clin d’oeil,
Pour mettre tout mon être en deuil
De son illusion céleste.

Mais plutôt je ne veux vous voir,
L’avenir dût-il m’être sombre
Et fécond en peines sans nombre,
Qu’à travers un immense espoir,
Plongé dans ce bonheur suprême
De me dire encore et toujours,
En dépit des mornes retours,
Que je vous aime, que je t’aime !


Messagerie

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter

Archives

Bonjour

novembre 2012
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

Le petit prince

Le petit prince

Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire...

Visiteurs

Il y a 2 visiteurs en ligne

Auteur

chamade1000

Et si on chantait ?

Protégeons les enfants

enfants

Nous pouvons nous mentir, mais jamais nous ne réussirons à mentir à un enfant.

André Pronovost

La beauté de la création

Ne nous lassons jamais de contempler la beauté de la nature..


BEST VIDEOS !! |
Tout et rien |
ToutsurTOUT |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Le blog de Pad
| La bande de axou
| estelle47