Comme l’arbre trop frêle Déraciné par un orage d’été, Mon être se courbe Dans la nuit naissante… Une musique tremble Sous les crissements du violon Qui demande « pardon » D’avoir encore une fois Fait voler en éclat Ce rêve tapi au fond de moi… Si le sommeil s’empare de mes pensées, Que me restera-t-il à écrire Pour crier ma peine? Qui pourra encore trouver Une réponse à ma douleur? Si je croise une dernière fois Le regard de l’enfant roi, Je pourrais qui sait, partir Sans un regret… Le temps est assassin, Je n’aime pas demain… Le temps se fait chagrin, Vite tendez-moi la main! Oh, vous qui pensez que je m’affole De tout cela je n’ai point honte La mélodie qui me cajole, Faut-il aussi que je l’affronte? Un corps se couche trop fatigué D’une lutte sans merci.. Le combat d’une vie prend fin Quand le coeur devient malandrin.. La déchirure comme la rupture Fait chavirer le mot orphelin Qui ne trouve plus sa place Et qui perd toute grâce.. Le violon poursuit son chant Le jour accouche dans un cri puissant D’une chanson qui berce mon tourment..
Et pointe à l’horizon l’espoir qui me surprend…
(Francine)
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Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire...
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