
Le ciel lentement se rapproche
Le vent balaie les amours
Les mots doux au fond des poches
Il fait un peu frais
Approchent les heures sombres
Cloîtrées sous un toit opaque
Il est trop tôt pour faire un feu
Trop tard pour la sieste douce
Les pieds dans les flaques
Quelques marcheurs partent sans hâte
Chercher des champignons
Sous les arbres roux
Je n’aime pas l’automne
Ses couleurs trop vives
Ce n’est pas ce qui m’enivre
Non, je n’aime pas l’automne
Je veux voir ton pied nu
Et rêver sans retenue
Mais l’automne a tout enclos
Les corps
Les âmes coureuses
Mes délires d’amoureuse
Peut-être malgré tout
Te moquant de l’automne
Resteras-tu encore pieds nus
Et moi tête nue
J’irai vagabonder dans tes quartiers
J’irai vagabonder
Qui sait après tout ?
Claire-Lise Coux, extrait du recueil « Les rues fantasques »

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