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LA MELANCOLIE suite

Traiter avant tout

Il est essentiel de soigner le mélancolique très tôt. Car le risque principal est qu’il tente de mettre fin à ses jours. En effet, les idées suicidaires sont très fortes chez lui, même s’il ne les dévoile pas forcément. Le traitement passe généralement par une hospitalisation, pour justement éviter tout risque de passage à l’acte. Un traitement par antidépresseurs est incontournable (parfois en intraveineuse). Dans certains cas, on peut faire appel aux électrochocs : mais pas de panique, ce traitement n’a rien à voir avec les séances de barbarie que l’on a pu voir au cinéma (pour en savoir plus, lire notre article Electrochocs : le retour en grâce ?) et ils ont une efficacité réelle sur la mélancolie résistante aux traitements médicamenteux. Heureusement, la mélancolie se soigne : avec le traitement adéquat, elle disparaît normalement en quelques semaines. Il faut en revanche surveiller le risque de récidive, important si le trouble est d’origine maniaco-depressive.

Alain Sousa

LA MELANCOLIE (EMOTION)

La mélancolie, une vraie maladie

La mélancolie s’expose au Grand Palais : de nombreux artistes ont exprimé la tristesse et le désespoir à travers leurs oeuvres. Mais au-delà de ce spleen entretenu à des fins créatrices, ce trouble de l’humeur est une véritable maladie, une dépression extrême qui peut menacer la vie. Elle est fréquente dans les désordres maniaco-dépressifs. Au-delà de l’abord pictural, découvrez un mal méconnu. Non, la mélancolie n’est pas simplement un petit spleen que l’on retrouve chez les artistes. Il s’agit d’une véritable maladie.

Un mal profond

Le mot mélancolie vient du grec melas kholê qui signifie « bile noire » : dès l’antiquité, on pensait que l’excès de cette bile empoisonnait les patients, les rendant malheureux et déprimés. Au début de l’ère chrétienne, la mélancolie est même diabolisée. Elle est associée à la paresse. Mais à la Renaissance, cette tristesse se trouve valorisée, vantée par les artistes qui semblaient y trouver leur source d’inspiration. Au 20e siècle, la mélancolie retrouve une définition médicale, notamment sous l’égide de Freud : elle désigne la forme la plus grave de la dépression. Et loin d’être associée à un sentiment positif, la mélancolie décrit un trouble grave, où peuvent se multiplier les idées suicidaires et les passages à l’acte.

Une dépression extrême

Le mélancolique présente tous les signes de la dépression de manière exacerbée. Mais on peut souligner plusieurs aspects spécifiques :

  • Un désespoir intense, une véritable douleur morale. Ce trouble est souvent associé à d’importants problèmes d’insomnie ;
  • Une autodépréciation importante : le malade perd toute estime de lui-même, il est persuadé de n’être plus bon à rien, de ne servir à rien, de n’avoir jamais rien réussi de valable, d’avoir gâché sa vie, etc. Il va éprouver une anxiété et surtout une forte culpabilité, se rendant responsable de nombreux maux (souvent imaginaires) ;
  • Un fort ralentissement général : fatigue, démotivation… le malade n’a plus la force d’initier quoi que ce soit. Il ne sort plus de chez lui…
  • Un risque suicidaire très élevé : le risque de passage à l’acte est en effet très fort dans la mélancolie.

Comme dans la dépression, les malades se sentent découragés, l’élan vital a disparu. Petit à petit, ils ne s’investissent plus dans la vie sociale et professionnelle…On peut distinguer la mélancolie ou l’apathie prédomine, et celle ou c’est l’anxiété et la culpabilité qui sont les plus fortes.

Des causes multiples

Le déclenchement de la crise mélancolique est souvent surprenant : il ne semble pas y avoir dans la situation personnelle ou professionnelle de la personne des raisons qui peuvent justifier cette crise. Car ce trouble est très souvent la manifestation d’une maladie existante mais pas forcément diagnostiquée auparavant : une psychose maniaco-dépressive (trouble bipolaire). Ce mal se traduit par une succession de périodes euphoriques ou exubérantes et de dépression souvent très forte. Or parfois, les périodes maniaques restent discrètes et seule la forme dépressive apparaît de manière très marquée : c’est la mélancolie.

Mais il existe aussi des formes moins fréquentes, qui ne sont pas liées à la psychose maniaco-dépressive. On distingue notamment des formes dites « d’involution » qui apparaissent après 50 ans, notamment après la ménopause. Certains problèmes neurologiques peuvent aussi entraîner l’apparition de la mélancolie.

Souvent, il y a un évènement déclencheur qui va faire entrer dans la mélancolie : un deuil ou autre évènement traumatique. Mais ce sera plus un révélateur qu’une cause en soi. L’état mélancolique s’installe alors petit à petit, en moins d’un mois.

→…………………….

SEQUENCE « EMOTION » Jean Rochefort parle des derniers moments qu’il a passé avec Philippe Noiret ( beaucoup de sensiblité et d’émotion) (

http://www.dailymotion.com/video/4s0TJqP8crwPB4Vk9

LA TENDRESSE (Bourvil) Paroles de la chanson

Bourvil
LA TENDRESSE
1963

On peut vivre sans richesse,
Presque sans le sou.
Des seigneurs et des princesses,
Y en a plus beaucoup.
Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas.
Non, non, non, non: on ne le pourrait pas.
On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien.
Être inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien.
Mais vivre sans tendresse, il n’en est pas question.
Non, non, non, non: il n’en est pas question.
Quelle douce faiblesse,
Quel joli sentiment,
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant.
Vraiment, vraiment, vraiment.
Le travail est nécessaire,
Mais s’il faut rester
Des semaines sans rien faire,
Eh bien… on s’y fait.
Mais vivre sans tendresse, le temps vous paraît long,
Long, long, long, long: le temps vous parait long.
Dans le feu de la jeunesse,
Naissent les plaisirs,
Et l’amour fait des prouesses
Pour nous éblouir.
Oui mais sans la tendresse, l’amour ne serait rien.
Non, non, non, non: l’amour ne serait rien.
Quand la vie impitoyable,
Vous tombe dessus.
On est plus qu’un pauvre diable,
Broyé et déçu.
Alors sans la tendresse, d’un cœur qui nous soutient,
Non, non, non, non: on n’irait pas plus loin.
Un enfant vous embrasse,
Parce qu’on le rend heureux.
Tous nos chagrins s’effacent,
On a les larmes aux yeux.
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu…

Dans votre immense sagesse,
Immense ferveur,
Faites donc pleuvoir sans cesse,
Au fond de nos cœurs,
Des torrents de tendresse pour que règne l’amour…
Règne l’amour… jusqu’à la fin des jours.

Cela fait du bien une grosse dose de ♥ TENDRESSE ♥qui pourrait vivre sans?

MES EMOTIONS …. LA TENDRESSE=====

La tendresse est-elle l'amour ?

 Mais qu'avons-nous tous, pauvres humains, à vouloir nous serrer les uns contre les autres ? (1) Le désir de tendresse, qui s'apparente parfois à un besoin, est profondément ancré dans le coeur de chacun. Même si ce désir a une histoire, même si notre culture le valorise particulièrement, il correspond incontestablement à un trait humain universel. (...) Les jeunes s'en bercent et la cultivent de plus en plus tôt. Les amoureux sont regardés avec attendrissement. Mais est-ce bien d'amour qu'il s'agit alors ? Reconnaître le prix de ce qui advient dans la tendresse ne doit pas empêcher d'oser interroger celle-ci de façon critique. Car, si la tendresse est le premier nom de l'amour, elle n'en est sans doute pas le dernier.

Quand le coeur s'attendrit

« Tendresse » vient de tendre. L'adjectif dit la merveille qui advient lorsque le coeur de l'homme et de la femme, de dur qu'il était, devient sensible, vulnérable. Lorsque le coeur de pierre devient coeur de chair ( Ezéchiel 36,26 ). Chair et tendresse ont cela de commun: la vulnérabilité. (...) Dans la tendresse, deux faiblesses entrent en résonance et se reconnaissent.

La tendresse est promixité. L'autre devient proche, sensiblement et réellement. L'aimée prend corps et chair, fragile et forte à la fois, porteuse de la palpitation impressionnante de la vie. Une intimité sans équivalence s'établit entre deux êtres qui, naguère, étaient étrangers. Un pont est jeté au-dessus de l'abîme. Sans se confondre alors, le désir et la tendresse s'entretiennent mutuellement. L'autre devient chair et cher(e) en même temps (2).

La tendresse introduit dans la relation une dimension nouvelle par rapport à la parole. Au-delà (ou en deçà) des mots, un débordement, une émotion, à mi-chemin entre sensation et sentiment. Peu importe ce qui est dit ou fait. La présence importe plus que les projets, l'être plus que l'agir. L'unicité de la personne de l'autre n'est pas seulement un postulat ou un objet de foi, elle devient quasi sensible, certaine, bouleversante.

Son visage, son corps, tout son être acquièrent un prix sans égal, sa vie devient aussi précieuse que la mienne.

La tendresse de l'amour

Tout cela arrive comme une grâce, c'est-à-dire comme un cadeau, gratuitement. Comme tout lien humain cependant, la tendresse est beaucoup moins limpide lorsqu'elle est recherchée pour elle-même ou lorsque l'on s'y installe avec complaisance. La quête de tendresse, en effet, est toujours peu ou prou une quête de soi. Quête de reconnaissance, confirmation de sa valeur, sentiment de sécurité affective. Désirs bien légitimes, certes, mais qui, s'ils sont dominants, peuvent révéler une certaine immaturité ou une incapacité à accéder à des relations plus exigeantes. A des nourritures plus fortes.

C'est sans doute pour cela que Tony Anatrella dit souvent que la tendresse n'est pas l'amour (3). Même si leurs points communs sont nombreux, même si la tendresse est incontestablement un des noms de l'amour, elle demeure un sentiment. L'amour, au sens plénier, est encore autre chose. Une orientation, un acte, un vouloir. Aimer, c'est vouloir l'autre comme sujet (4). (...) L'amour n'est pas seulement une palpitation du coeur; il est oeuvre, construction, engagement. Oserons-nous rappeler que les moralistes anciens le classaient, avec l'amitié, parmi les vertus ? (...)

La tendresse doit donc être appréciée à sa juste place. En reconnaître la saveur incomparable ne signifie pas céder aux engouements ou aux propos inflationnistes qui l'érigent en modèle de toutes les relations humaines. L'amour d'amitié et l'amour de charité sont d'une autre nature. Et toute relation humaine valable ne passe pas par l'amour ! Avoir un faible pour autrui peut être le commencement de beaucoup de choses, mais savoir se nourrir du pain des forts est aussi dans notre vocation.

(Extrait de l'article paru dans la Revue Alliance N° 91 : LA TENDRESSE

Docteur en théologie. Directeur de l'institut des Sciences de la Famille de Lyon.

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