Archives pour la catégorie POESIE



Le marin

Descend l’espoir sur mon regard

Je n’ai pas mis de fard

Cela ne me convient pas

Quand tu es près de moi

Calme et tranquille

S’endort la ville

Qui dans son sein

Retient encore

Le doux murmure

De nos mots tendres

Coule le drame sur mon corps

Je remets du bleu sur mes yeux

Cela me va

Quand tu t’en vas

Folle, enivrée s’éveille la ville

Et tu pars calme et docile

Vers ce bateau

Qui t’emmène loin

Et jaillit mon chagrin

Pour accomplir son destin

Terne et morose ma vie se pose

Sur l’oreiller de mes regrets

Et ces sirènes du fond de l’océan

Te raviront de leurs doux chants

La mer te plaît

La mer te prend

Et je t’attends

(chamade – mai 2008)

Douchka……

 

 

 

A deux heure Douchka va mourir

Ce petit chien

Je ne le connais pas bien

Juste un photo comme un sourire

Elles attendent ce dur moment

Elles vont partir comme en « promenade »

Mais reviendront malades

Et se consoleront maladroitement

Un chien

Une trop petite vie

Un amour

Une trop grande peine

Elles se souviendront toujours

De son petit parcours

La verront partout

La chercheront parfois

 Il y a des enfants qui meurent

Je sais tous ces malheurs

Et pourtant laissons-les

Pleurer pour ce chien

Comme il est difficile

Ce moment je me l’imagine

Et n’ose y penser

Juste vite en parler

Et refermer la porte

Vite elle s’endormira

Encore un quart d’heure

La viellesse pour un chien

Est le pire « assassin »

Elles s’apprêtent

Et lui disent : «Viens Douchka»

Elle se couchera sur le siège

Une promenade quel bonheur!

Mais non, mon chien c’est l’heure

Je regarde l’horloge

Ce sera bientôt fini

(chamade – mai 2008)

Douchka est le « petit » chien de la fiancée de mon fils

Voilà, cela me fait mal

La reine brune°.°.°

 

 

Clairs de lune

Doux rivages

Quels avantages

Pour la « petite » brune

Qui chante le monde

Tout à la ronde

Et cueille la fleur

Du milieu d’un coeur

Assis sur la terre verte

Là où elle s’est offerte

Quand pointait l’aurore

Au plus profond de son corps

 Sa  taille de guêpe

Sent bon la rosée

Comme le pied d’un cep

De vin arrosé

Plein soleil

Claires fontaines

Quelles merveilles

Pour la femme « reine »

(chamade – avril 2008)

Mon espoir…..

Sur les dunes de mon chagrin

Tu as tracé un chemin

Qui va vers ton bonheur

Et j’y cache mon coeur

Le vent peut souffler

Il ne peut emporter

Ta force tranquille

Où je me blotti fragile

Comme les hommes bleus

Couverts du feu d’Orient

Ton regard me rassure

Et soigne mes blessures

Défilent les images

Qui défient les mirages

Qu’il est doux ce visage

Qui m’invite au voyage

Vers les sommets de rêves

D’une vie qui s’achève

Et nos bras se referment

Pour mettre un terme

Aux douleurs de ma vie

Et jaillissent de tes lèvres

Des mots qui font de mes rêves

Tourbillonner l’harmonie

Maintenant, je suis en vie

(chamade – avril 2008)

Aimé Césaire…26 juin 1913…17 AVRIL 2008

Aimé Césaire...26 juin 1913...17 AVRIL 2008 dans MES COUPS DE COEUR cesair10

 

 

 

FORT-DE-FRANCE (AFP) — Une foule ininterrompue venue de toute la Martinique défilait samedi matin pour se recueillir devant la dépouille mortelle d’Aimé Césaire exposée au stade de Dillon à Fort-de-France, où doivent se dérouler dimanche les obsèques nationales du poète.

Le cercueil a été acheminé vendredi à travers la ville, sous les applaudissements de dizaines de milliers de personnes venues dire adieu au père de la « négritude », principal responsable politique de l’île pendant plus de 50 ans.

Samedi a été décrété journée de deuil et d’hommage en Martinique. Après jusqu’à deux heures d’attente, les Martiniquais, souvent venus en famille, les enfants vêtus de blanc en signe de pureté, s’arrêtent quelques secondes devant le cercueil vitré dont certains effleurent le bois.

« La mort de Césaire nous le révèle, on était loin de penser qu’il était universel. On a le sentiment qu’il est étonnamment actuel, alors que certains de ses écrits datent de si longtemps », confie France Jean-Charles, enseignant à la retraite avant de quitter le stade.

Plus que son oeuvre poétique, c’est de Césaire maire de Fort-de-France pendant 56 ans, à la tête du Parti Progressiste Martiniquais (PPM), qu’il se souvient. « Il fallait connaître Fort-de-France il y a une quarantaine d’années pour comprendre. On lui doit une reconnaissance éternelle », dit-il.

La veille populaire doit se poursuivre jusqu’à dimanche matin dans le stade, avant les funérailles nationales l’après-midi, en présence des personnalités.

Un hommage de la Nation à un écrivain qui ne compte que quelques précédents, Victor Hugo, Paul Valéry, en 1945, et Colette, en 1954.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, est attendu dimanche à Fort-de-France. D’autres, comme l’ex-candidate PS à l’Elysée, Ségolène Royal, sont déjà sur place et une importante délégation socialiste conduite par François Hollande, avec les anciens Premiers ministres Pierre Mauroy, Lionel Jospin et Laurent Fabius, était attendue samedi soir.

Un « hommage culturel » sera rendu à Aimé Césaire dimanche à 14H30 au stade de Dillon, où aucune cérémonie religieuse n’est prévue à la demande de la famille.

Vendredi, le passage du cortège transportant la dépouille du poète dans les rues de Fort-de-France a été accompagné par une foule dense, qui a applaudi chaleureusement ou scandé le nom de « Papa Césaire » au passage du cercueil.

« Tous les Martiniquais étaient suspendus à ses lèvres. Ici, on dit : c’est quand le bocal est cassé que le liquide se répand. C’est maintenant que son oeuvre va être vraiment connue », explique Denis Brafine, retraité de la Caisse d’assurances sociale, samedi au stade de Dillon.

« C’est le père assisté de ses enfants et de ses petits-enfants », dit-il en regardant la foule qui patiente pour lui rendre hommage : « En le voyant dans son cercueil, on a l’impression qu’il est encore avec nous ».

LA ROUE

La roue est la plus belle découverte

 de l’homme et la seule
il y a le soleil qui tourne
il y a la terre qui tourne
il y a ton visage qui tourne sur

 l’essieu de ton cou quand tu pleures

mais vous minutes n ‘enroulerez-vous pas sur la bobine à
vivre le sang lapé
l’art de souffrir aiguisé comme des moignons d’arbre par les
couteaux de l’hiver
la biche saoule de ne pas boire
qui me pose sur la margelle inattendue ton
visage de goélette démâtée
ton visage
comme un village endormi au fond d’un lac
et qui renaît au jour de l’herbe et de l’année
germe

Un de ses poèmes

Les mots…..

Les mots..... dans POESIE 8mhpf610

Cache tes larmes, femme du printemps

Écoute ses mots, ce sont des serments

Qui te porteront sur les chemins du temps

Et t’éblouiront de leur charme apparent

Une larme d’étoiles

Recouvre ce voile

Qui cache ton coeur

Et qui te fait peur

Laisse toi porter par la douce fraîcheur

Qui émane de cet homme d’honneur

L’espoir vibre encore

Au dedans de ton corps

Le vent caresse

Ta douce faiblesse

Et l’aube grandit

Au coeur de ta vie

Sèche tes larmes, femme du présent

Dis lui ces mots, ceux qu’il attend

Ils te glisseront sur un lit d’Orient

Et tu vivras toujours au présent

(Chamade – avril 2008)

Femme fleur°.°.°.°.°.

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Femme fleur encore fermée

Tu te baignes à la douce rosée

Te parfumes de la vie inondée

De charme aux gouttes perlées

Tes chagrins sont nocturnes

Tes rêves sont diurnes

Le firmament t’a effleurée

Pour rosir ta peau glacée

Pâle visage aux traits gracieux

Tes pétales coloreront les cieux

Et de là, descendent des douceurs envoûtantes

Qui se couchent dans tes mains qui se tendent

Vers l’infini morose

Là où meurent les roses

Entends le doux serment

De ton dernier amant

Femme fleur enfin ouverte

Tu pars pour une découverte

Tu chevauches le chemin élégant

Où les roses fleurissent un instant

Tes chagrins sont dissous

Tes rêves sont étalés

Devant la voix lactée

Qui les entraîne dessous

Les vagues plus profondes

De tes torrents qui grondent

Et tu laisses ton empreinte

Sur ses bras qui t’éreintent

Et en un geste délicat

Tu refermes les yeux

Tu pries que cela ne soit pas

Ton dernier rêve pieux.

(chamade – avril 2008)

Blessure…..

Grâce à cette vie de solitude

Je peux exprimer ma non -gratitude

Envers ces gens « biens »

Envers ces grands « riens »

J’ai le non-respect pour toi

Que j’ai appelé « papa »

J’ai le non-amour pour lui

Qui a déchiré ma vie

Si je te dis « merci »

C’est pour toutes ces envies

Qui m’ont gardée en vie

Malgré tout mon mépris

Si je te garde dans mon souvenir

J’en tremble jusqu’au délire

Si ma chair crie vengeance

J’attends la délivrance

Elle vient tout en cadence

Et recouvre mon enfance

D’un voile d’innoncence

Celui que tu as déchiré

Sans rien me demander

J’ai le non respect de toi

J’ai la haine au fond de moi

Toi et moi n’était pas égale « nous »

C’était un garde-fou

Comme on en voit partout

Grâce à tes gestes de non -gratitude

J’ai connu la solitude

Quand le soir vient en toute quiétude

Je revois ma vie de servitude

J’ai le non respect de toi

Et je suis fière de ça

Et je suis fière de moi

Car j’ai pu te dire : Pas çà

(Chamade-avril 2008)

Le violoniste

 

Enfant, je rêvais au clair de lune

D’ un musicien accordant son violon

Assis tout près d’une lagune

Où se délectent crustasés et poissons

Je dessinais une étoile

Pour raviver la toile

De ma tendre imagination

Qui berçait toutes mes émotions

J’inclinais la tête

Pour imaginer la fête

Je suscitais les émois

Qui se moquaient de moi

Adolescente, je rêvais encore

De violonistes tout en accord

Avec ma belle espérance

Qui grandissait dans l’innocence

Je gravais des coeurs

Sur les notes du bonheur

Pour m’accorder au diapason

De ma douce passion

Je penchais la tête

Pour rejoindre la fête

Je refoulais les ardeurs

Qui faisaient vibrer mon coeur

Les années ont passé

Le violon a pleuré

Le départ de celui

Qui lui donnait la vie

J’ai écrit un doux message

Pour me souvenir de son passage

Et devenue un peu plus sage

J’ai regagné mon vieux rivage

Je détournais la tête

Pour quitter la fête

Je pleurais mon rêve

Une vie qui s’achève

(Chamade – mars 2008)

Nous…..hier!

Nous.....hier! dans POESIE 7diy7r10

Hier, on regardait l’océan

Qui brillait sous la lune d’argent

Tu me prenais la main hardiment

Et m’enlaçais tendrement

Le chemin des étoiles

Était bordé d’un voile

De tendresse éternelle

Et ta voix résonnait de plus belle

Le diadème du ciel

Nous caressait les ailes

Comme un battement de cils

Nos coeurs étaient tranquilles

Je puisais dans ton coeur

La richesse du bonheur

Tu prenais au fond de moi

Même ce qui n’existait pas

L’océan s’est déchaîné

Et ton regard s’est lassé

D’un frisson trop glacé

Mon corps s’est senti happé

Il ne me reste qu’un rêve étoillé

Que je garderais en secret

Dans le tiroir de mon coeur

Ce sera ma dernière erreur

(Chamade-mars 2008)

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Le petit prince

Le petit prince

Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire...

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