Archives pour la catégorie POESIE



Les greniers du coeur

Dans le grenier de mon coeur

Je viens de trouver une couleur

Elle brille de mille feux

Et rend les gens heureux

Elle est rouge

Quand je bouge

Elle est bleu

Quand tu veux

Dans le grenier de ton coeur

J’ai trouvé la rancoeur

Elle éteint les aveux

Qu’on fait avec les yeux

Elle est méchante

Quand je chante

Elle est banale

Quand j’ai mal

Dans les greniers de leurs coeurs

J’ai découvert des saveurs

De miel et de douceur

Qui troublent les ardeurs

Elles ont le parfum du jasmin

Quand je me plains

Et celui de la rose

Quand pleurer j’ose

De tous ces greniers le tien est à jeter

Le mien est toléré

Le leur à protéger

Les greniers du coeur

Remplis de douceur

Donnent de la chaleur

Et chasse le malheur

(chamade- décembre 2007)

A LA SOUFFANCE

J’ai le coeur au bord des yeux

J’ai le chagrin au creux des mains

Je ne veux plus me souvenir

Je veux pouvoir enfin dormir

Tant d’émois, de désarroi

Trop de révolte quelque fois

Ne me demandez pas pourquoi

Je n’y puis rien, je suis comme ça

Tout se déchaine

Tout s’entrelace

Haine et amour

Jamais toujours

Au petit matin

Refrain chagrin

Au grand soir

Chanson d’espoir

Comme un soleil qui disparaît

Mes heures passent à tout jamais

Comme un torrent de diamants

Mes yeux brillent de tourments

Autour de moi, je vois

Autour de moi, ils meurent

Auprès de moi, j’entends

Trop près de moi, ils pleurent

Que puis-je faire devant cela

Que dois-je dire à tous ceux-là

Les malheureux qu’on n’écoute pas

Les abandonnés qu’on ne voit pas

Je voudrais crier comme un loup

Qui pleure en tendant le cou

Je voudrais prier comme un fou

Qui tombe à genoux

Donnez-moi leur nom

J’irai faire un don

Donnez-moi un NOM

Je lui créerai un prénom

Enfant blessé et transpercé

Par l’indifférence de ton quartier

Enfant petit homme

Toi qui n’es rien en somme

Si je pouvais te réchauffer

Si je savais te consoler

Comme une mère te protéger

Que faut-il faire sinon pleurer?

Que puis-je faire sinon prier!

(chamade-2007)

Le vieux Banc

Un vieux banc au fond du jardin

                                               Le parfum enivrant du jasmin

                                               La dernière lampe qui s’éteint

                                               Et sur mes joues tes chéres mains

                                               Te souviens tu avec quel délice

                                               Nous savourions sans aucun vice

                                               Nos baisers encore si novices

                                               Mais qui réclamaient toujours un bis?

                                               Chaque nuit était celle de nos noces

                                               Et nous nous aimions comme des gosses

                                               Te rapelles -tu de ces matins de mai

                                               Qui pour nous n’avaient aucun secret?

Et de mes lèvres qui tremblaient

Lorsque pour m’embrasser tu te penchais?

                                               Une froide soirée de janvier

                                               Un vieux banc tout délabré

                                               Le parfum du jasmin a expiré

Seul le vieux livre est resté

                                               Toutes les lampes sont allumées

                                               Et une larme coule sur mon visage fatigué

                                               Tu t’es endormi sans un bruit

                                               Je t’ai regardé mourir comme un fruit

                                               Qui meurt au dernier jour de l’automne

                                               Si tu ne dormais pas tu m’aiderais mieux que personne

                                               Mieux que lui qui ne sait pas combien je t’aime

                                               Te souviens tu dis!

Chamade (il y a quelques années déjà)

Je ne changerai pas

Doux joaillier de mon coeur

Écoute ma demande

Tu me connais par coeur

Et tu me réprimandes!

Gai luron dans mes pensées

Tu fais danser les fleurs fanées

Tu me connais depuis tant d’années

Et tu es fâché!

Petite musique dans ma tête

Tu fais tout doucement la fête

Tu me connais depuis toujours

Et là, tu me fais un discours!

Que se passe-t-il?

Suis-je trop fragile?

Pourquoi ces griefs contre moi?

Je rêve trop? C’est pour cela?

Petites émotions sur mes lèvres

Vous ne me laissez aucune trêve

Vous me connaissez depuis l’enfance

Et vous me faites offense!

Dois-je me taire

Pour vous plaire?

Bien sûr que non!

Je chanterai les noms

De ceux que j’aime en secret

De ceux qui pour moi sont parfaits

En amour, amitié et partage

Ceux avec qui je fais un long voyage

Toi mon corps

Si tu es en désaccord

Je te donnerai tord

Et continuerai mes efforts

Pour plaire à ceux que j’aime

Pour rire et chasser les peines

Pour danser sur des airs guillerets

Pour aimer plus qu’à l’imparfait

Je suis comme ça

Je ne changerai pas

Je veux voir sourire

Celui qui soupire

Je suis comme ça

Je ne chancellerai pas

Je veux entendre chanter

Celui qui a pleuré

Et toutes mon émontions

Seront au rendez-vous

A toutes les réunions

Où la tendresse est le point d’union

Je suis comme ça

Je ne changerai pas

(chamade – décembre 2007)

GRAND-MERE

 

Je me souviens de tes tendres mains

Fragiles et douces à la fois

Quand elles se posaient sur moi

Je n’avais plus peur de rien

J’étais si petite et toi si agée

Nous avons partagé trop peu d’années

Et pourtant dans mon coeur restent gravés

Le souvenirs de tes mains tant aimées

Je revois ces jours de fêtes

Où tes mains serraient

Tous ceux que tu rencontrais

Je m’en souviens de tout mon être

Quand tu revenais du marché

Ton sac je guettais

Car tes mains s’y glissaient

Pour en sortir quelques jouets

Tu étais la tendresse

Tes mains un peu « faiblesse »

Mais tu veillais sans cesse

A me combler de caresses

Je t’ai vu une dernière fois

Dans un grand châle

Tu étais bien pâle

Et moi j’avais froid

Ils t’ont emmenée

Moi j’avais pas compris

Que c’était fini

Ils me l’ont caché

Mais je n’ai plus senti

La chaleur de tes mains

Grand-mère, tu me manques dis

On se reverra un jour , demain

On se reverra

(chamade – décembre 2007)

Un de mes poèmes mis en Image par Nine du blog GIFS A GOGO

MON AMI

Je t’ai choisi mon ami

Parce que tu n’as pas grandi

Tu as gardé ton coeur d’enfant

Avec beaucoup d’amour dedans

Tu es celui qui chaque jour

Me dit des mots de « toujours »

Tu viens de loin

Je le sais bien

Je te garde mon ami

Tu es mon seul appui

Tu as la chaleur dans les yeux

Et ton sourire fait des heureux

Tu es celui qui chaque nuit

Réponds à celui qui crie

Tu viens de loin

Je le sais bien

Je te chéris mon ami

Toi qui éclaircis ma vie

Ta peau est noire

Couleur de l’espoir

Je parlerai de toi à l’infini

Car tu mérites une symphonie

De mots toujours plus beaux

Je t’en ferai cadeau

Tu m’as choisie mon ami

Malgré ma peau blanche

Je t’ai choisi mon ami

Tu es comme un « dimanche »

Tu viens de loin

Je le sais bien

Ne repars pas

J’ai besoin de toi

(Chamade – décembre 2007)

UN de MES poèmes mis en images pas Nine de Gifs à gogo

L’Enfant de l’Amour

Seule derrière son écran

Elle écrit un roman

Où tout serait différent

Où l’amour serait présent

Elle s’imagine des instants

Elle s’invente une présence

Elle a une espérance

Elle n’en doute pas un moment

Voici que se tend une main d’enfant

Qui balayera tous ses tourments

Avec son coeur de maman

Elle le serre tendrement

L’enfant de son amour

La soutiendra toujours

Le sourire de cet ange

Permettra que tout change

Tous deux derrière l’écran

Ils s’émerveillent contents

Car l’amour est présent

Et c’est ça l’important

(Chamade décembre 2007)

COUP de Folie? Coup de Coeur?

Quel est ce coup de folie

Qui me pousse à chanter la vie?

Quelle est cette ardeur

Qui grandit dans mon coeur?

Malgré toutes ces douleurs

Je ne reste pas en pleurs

Je veux vous dédier

Tous mes plus beaux secrets

Quel est ce beau chemin

Qui me guide vers demain?

Quelle est cette chanson

Qui me demande « pardon »?

Sur le gris de mon coeur

J’ai placé une fleur

Sur le pâle de ma peau

J’ai mis un rose nouveau

Que sont toutes ces lumières

Qui éclairent mon parcours?

Qui sont toutes ces personnes

Qui font que je raisonne?

Sur la page encore blanche

J’ai mis un habit du dimanche

Sur la place du chagrin

J’ai entonné un gai refrain

Joignez-vous à ma fête

Chantons à tue tête

Les mots sont de doux liens

Qui nous uniront jusqu’à demain

Voilà que je frissonne

De tant de choses bonnes

Je vais me régaler

De doux mots vous choyer

Chamade – décembre 2007

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Le petit prince

Le petit prince

Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire...

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