Archives pour la catégorie POESIE



L’enfance……Gérard de Nerval°°°°°°

L’enfance......Gérard de Nerval°°°°°° dans POESIE 56627717079ccb39ef1ca9a7f115dabd73140e

 

Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,
je coulai ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l’essor,
On n’a pas besoin des sciences,
Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !
Mon coeur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n’en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?

Nous sommes loin de l’heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.

Gérard de Nerval, Poésies de jeunesse

Les clandestins°°°°°

 

Les clandestins°°°°° dans POESIE 897522immigres

 

Là où le soleil se lève,

Ils ont déposé leurs rêves…

Et sont partis sur un bateau

De pêche sans aucun fardeau…

Sur une plage bien fréquentée,

Gisent des corps abandonnés…

Glacès par ce voyage fou,

Ils n’ont pu aller jusqu’au bout…

C’est une île paradisiaque:

Mais pour eux, aucun miracle…

Sous les palmiers reflets dorés;

On creuse un trou pour les cacher…

Les rescapés ont le goût salé

De cette mer qui les a malmenés…

Ils regardent nostalgique

Les beautés du pacifique…

Ils gonflent leur coeur

Pour cacher la peur…

Ils offrent un sourire

Pour ne pas mourir…

Mais mourir n’est pas ce qui est pire

(chamade-Francine)

Sensation…Arthur Rimbaud°°°°

Sensation...Arthur Rimbaud°°°° dans POESIE 618980Soirsbleus

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud,

Cette nuit…….

Cette nuit....... dans POESIE 127353cc86f6ca5461c7214377f5fa775efaf6

 

Cette nuit troublée
Par un passé déchiré,
Ne nous a pas réunis
Comme c’était promis…
Cette nuit agitée
De rêves tourmentés,
Ne nous a pas donné
Cet amour espéré…
La clarté d’une étoile
A levé le voile
Sur le mystère de ton départ
Mon coeur, dernier rempart
Crie son infortune
Qu’arrète de briller la lune
Pourquoi scintillent les étoiles
Si tu n’es pas dans ma toile?
De cette nuit irréelle
Subsistera mon appel
Celui qui nous divise…
Quand nos coeurs se brisent…
Que le jour cesse de se lever,
Si je ne puis te toucher….
Que s’éteignent les lustres du ciel
Jusqu’à ton retour providentiel….
Que descendent les brillantes
Sur ma vie défaillante
Notre foi agissante
Fera jaillir l’instant
Où nos coeurs frémissants
Lieront nos serments…

(Chamade-Francine)

Notre rencontre…François Gervais

Notre rencontre...François Gervais dans POESIE 277357rencontre

 

Notre rencontre à la croisée de mon destin
a levé les rideaux sur de nouveaux matins.
Je me lève avec l’abandon de ma tendresse
sans craindre de tomber dans le torbillon de l’ivresse.
Je croyais perdre la tête au premier désir,
j’ai plutôt retrouvé mon coeur habillé de plaisir.
Hier mes souvenirs criaient avec une profonde détresse :
« Ne vous laissez pas prendre, l’amour blesse ! »
Aujourd’hui, mon émerveillement accueille tes caresses
et proclame « l’amour guérit ! »
Arrive le temps où ta présence dans mon esprit
devient plus vraie que l’absence de ton corps ;
le temps où ton silence communique des accords
avec lesquels je chante mon rêve dépassé par la réalité ;
ce temps béni où j’ose croire à la magie de l’éternité.

(François Gervais)

Matin et soir°°°°°

Matin et soir°°°°° dans POESIE 82516184afa739050da9acca3dee71e0133230

 

Il est des matins mystère,
Où mon âme se perd…
Dans l’éternel refrain
De ces instants chagrin…

Quand la lumière éclaire
Mon douloureux repère,
Je ferme le bleu de mes yeux
Et crie jusqu’aux cieux…

Il est des soirs espoir,
Où mon âme renaît
Dans les voyages discrets
De ma plume aux aguets.

Je trace sur le blanc
Des mots couleur sang
Ces lettres qui se forment
Racontent brièvement en somme
Que l’espoir et le noir se ressemblent parfois!

(Chamade-Francine)

J’ai presque peur en vérité…….Paul Verlaine°°°°°

J'ai presque peur en vérité.......Paul Verlaine°°°°° dans POESIE 1670159591abb7

J’ai presque peur, en vérité,

Tant je sens ma vie enlacée
A la radieuse pensée
Qui m’a pris l’âme l’autre été,

Tant votre image, à jamais chère,
Habite en ce coeur tout à vous,
Mon coeur uniquement jaloux
De vous aimer et de vous plaire ;

Et je tremble, pardonnez-moi
D’aussi franchement vous le dire,
A penser qu’un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,

Et qu’il vous suffirait d’un geste.
D’une parole ou d’un clin d’oeil,
Pour mettre tout mon être en deuil
De son illusion céleste.

Mais plutôt je ne veux vous voir,
L’avenir dût-il m’être sombre
Et fécond en peines sans nombre,
Qu’à travers un immense espoir,
Plongé dans ce bonheur suprême
De me dire encore et toujours,
En dépit des mornes retours,
Que je vous aime, que je t’aime !

 

(Verlaine)

Enfant de la guerre°°°°°°

Enfant de la guerre°°°°°° dans POESIE 142192index

Messieurs qu’on dit « grands »,

Je ne suis qu’un enfant;

Mais je prends mes bagages

Et m’en vais en voyage…

Mon ciel n’est plus beau !

Ce merveilleux tableau

S’est terni d’éclairs

A cause de votre guerre…..

Messieurs les « intelligents »,

Je ne suis pas bien grand;

Et sur ce quai de gare

Je me sens un peu bizarre…

Mon pays est tout noir,

Livré au désespoir…

Sous ces canons puissants,

Il n’est plus que néant

Au coeur du nom « enfance »

Vous avez fait offense …

J’ai rien dit à maman

Elle dort à présent…

Messieurs les « puissants »,

Je souffre là en -dedans…

Mon coeur va éclater;

Il est tout retourné…

Le manteau de mon frère,

Le chapeau de mon père

C’est tout ce qui me reste…

Oui, je vous déteste

Ou va ce train « chagrin »?

Vers quel destin

S’en ira ma vie?

Rien ne me fait envie!

Messieurs les méchants,

Je pars maintenant

Les larmes dans les yeux;

Avec déjà ce regard de « vieux »…

Au nom de l’innocence

J’aurai de la patience

Pour reconstruire là-bas

Ma vie d’autrefois…

Je ne suis qu’un enfant,

Mais mon coeur de géant

Gagnera son pari

Et à la vie Je crie: « me voici »

(Chamade-Francine)

Le mot…Victor Hugo°°°°°

Le mot...Victor Hugo°°°°° dans POESIE 173688mot

Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !
Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! Et ne m’objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas.

Ecoutez bien ceci :

Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l’oreille du plus mystérieux
De vos amis de coeur ou si vous aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu.

Ce mot – que vous croyez que l’on n’a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre -
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre;
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin,
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
Au besoin, il prendrait des ailes, comme l’aigle !
Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera ;
Il suit le quai, franchit la place, et cætera
Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé,
Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive
Et railleur, regardant l’homme en face dit :
« Me voilà ! Je sors de la bouche d’un tel. »

Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel…

 

Victor Hugo, Toute la Lyre

 

998195mot1 dans TEXTES A MEDITER

Les orphelins°°°°°°°

Les orphelins°°°°°°° dans POESIE 796461bebesenfantsenfantorphelinimg

 

C’est la danse des petites filles qui n’ont pas de famille.

C’est la ronde des orphelins qui ont le coeur « chagrin ».

Regardez-les serrer les poings; écoutez-les pleurer au loin.

C’est l’homicide d’une société qui ne sait plus « aimer ».
C’est l’oubli des regrets qui sournoisement apparaît.

C’est le destin des petits garçons qui oublient le visage
Si souvent caressé même s’ils n’étaient pas sages!

C’est la valse des prénoms qui n’ont plus de noms.

Regardez-les trembler de peur; écoutez-les ouvrir leur coeur!

C’est le tango des petits riens qui affrontent seuls leur destin.

C’est leur vie au quotidien quand ils ne trouvent plus les bras

D’une mére, d’un père partis vers le mystère,

Les laissant dans la misère d’une ville sans lumière…

C’est le triste sort des enfants orphelins

C’est la valse des bambins qui joignent leurs mains

Pour énoncer une prière qu’ils murmureront incertains

La nuit les enveloppe d’un rêve magique

Demain viendra trop vite
Leur vie est déjà écrite…

 

(Chamade-Francine)

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Le petit prince

Le petit prince

Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire...

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chamade1000

Et si on chantait ?

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