Le bonheur mon enfant, c’est d’avoir des yeux, Même en vitrine, sous d’horribles lorgnons. Pouvoir observer, sur la fleur, un bourdon Gorgé de nectar, s’arracher vers les cieux. Le bonheur, mon petit, c’est d’être fasciné Par une perle de rosée, courant sur le fil de la vierge, Dans une aube radieuse au soleil qui émerge, Cordiale promesse d’une belle journée. Le bonheur, tu sais, c’est pouvoir admirer, Dans l’azur doré d’un printemps qui s’éveille, Un magnifique rapace qui, de là-haut, surveille Le lapereau étourdi qui a quitté son terrier. Le bonheur, mon garçon, c’est pouvoir arpenter La garrigue provençale, ta main dans la mienne : Balade matinale, avant que ne survienne Le vent brûlant, au zénith de juillet. Le bonheur, mon enfant, c’est quand la pluie est tombée Et fait que la terre craquelée et agonisante, Exhale soudain une odeur douce et enivrante, Pour remercier le ciel de la bienfaisante ondée. Le bonheur, vois-tu, c’est, quand finit l’été, Cueillir une pomme au sein du verger familial, L’essuyer sur sa blouse, d’un geste machinal, Puis mordre à belles dents, dans sa chair sucrée. Le bonheur, tu sais, il se trouve n’importe où : Se coucher dans le pré, écouter chanter l’herbe, Le souffle du Mistral dans le chêne superbe, Le murmure du ruisseau, polissant ses cailloux… Je te souhaite des choses pures, du bonheur ! Point n’est besoin d’honneurs et de richesses. Qu’un avenir utopique, et de folles promesses, Ne puissent jamais, ô jamais ! endurcir ton coeur.
- Parce que je vis mes émotions à fleur de peau, de jour, de nuit, en tous temps.
- Qu’est-ce que cela veut dire ?
- Cela veut dire que j’écoute mon coeur.
- Ton coeur te parle ?
- Bien oui !♣
-Raconte-moi ce qu’il te dit …
- Il me parle d’émotions.
- C’est tout ?
- Oui, vivre les émotions dans la folie et la passion, les faiblesses ou la détresse.
- Petite fille, tout le monde vit des émotions, tu sais ?
- Non, je ne crois pas, les grands cachent leurs émotions dans un coin de leur coeur et les oublient.♣
- Et pourquoi font-ils cela ?
- Parce qu’ils ont peur !
- Pourquoi ont-ils peur ?♣
- Ils ont peur de l’espoir et du désespoir.
- Et toi, Fleur bleue tu n’as pas peur ?
- Oui, oui … j’ai très peur ! Mais de ne pas entendre mon coeur.
- Et pourquoi dis-moi ?
- Parce que si je n’entends plus mon coeur, je vais mourir.
- Mourir ! Et pourquoi ?♣
- Parce que ce sont les émotions dans mon coeur qui me disent que je suis bien vivante.
- Alors, Petite Fleur bleue ceux qui cachent et enfouissent leurs émotions dans un coin de leur coeur sont morts ?
- Oui, ils ont perdu leurs rêves, le merveilleux et la magie de leur coeur.
- Et comment le sais-tu ?♣
- Quand je regarde les grands autour de moi, je vois qu’ils sourient mais leurs yeux ne brillent pas, ils pleurent mais il n’y a aucune larme sur leurs joues. Ils crient mais aucun son ne sort de leur bouche, ils disent je t’aime mais ne le pensent pas.
- Petite fleur, tu es triste ?
- Oui !
- Pourquoi ?
- J’aimerais leur dire d’entendre leur coeur, il raconte tellement de belles choses mais je ne sais pas comment leur dire.
Il y avait une fois en quelque lieu du monde, deux époux dont l’amour n’avait cessé de grandir au creux de leur chaumière depuis le jour de leur mariage. Ils étaient très pauvres et chacun d’eux savait que l’autre portait en son cœur un désir inassouvi : lui avait une montre en or pour laquelle il ambitionnait secrètement d’acquérir un jour une chaîne du même métal précieux. Elle avait de grands et beaux cheveux, et rêvait d’un peigne de nacre pour les serrer sur sa nuque.
Avec les années qui passaient, lui en était venu à penser au peigne plus qu’à la chaîne de montre; cependant qu’elle oubliait la nacre en cherchant comment acheter la chaîne rutilante.
Depuis longtemps ils n’en parlaient plus, mais leur esprit secrètement nourrissait le projet impossible. Au matin de leurs noces d’or, le mari eut la stupeur de voir son épouse avancer vers lui les cheveux coupés ! « Qu’as-tu fait, mon amie ? »
Elle ouvrit alors ses mains dans lesquelles brillait la chaîne d’or : « Je les ai vendus pour acheter la chaîne qui accompagnera ta montre. « Ma pauvre amie, s’écria-t-il en ouvrant ses propres mains dans lesquelles resplendissait la nacre, j’ai vendu la montre pour t’acheter le peigne ! »
Et de tomber dans les bras l’un de l’autre, dépouillés de tout, riches de leur seul amour…
Les larmes sont une sorte d’oiseaux Qui habitent le cœur des êtres. Quelquefois, elles apparaissent en bande. Souvent, ce n’est qu’une seule qui prend Son envolée pour se poser sur le bord d’une paupière.
En s’envolant de nous, Ces oiseaux larmes entraînent, comme des pierres Sous leurs ailes, de la douleur qui rend le cœur si lourd à porter. Mais pour se rendre jusqu’aux yeux, D’où ils s’échappent, ils doivent lutter Contre les vents de l’indifférence de l’orgueil; Ceux-là qui, quelquefois attrapent les oiseaux Dans un grand filet, les gardent prisonniers En une boule au centre de la gorge.
Ne capturons jamais d’oiseaux larmes, Ce sont des messagers du monde de notre cœur. Ils ont quelque chose à dire, à montrer aux autres. Les oiseaux larmes chantent la beauté de notre être.
Lorsqu’une larme jaillit des yeux d’un être pour se Laisser glisser sur la joue, cueillez-la d’un baiser… Elle donnera à vos lèvres des paroles d’amour.
Le banc dans le parc était vide quand je me suis assise pour lire sous les longues branches broussailleuses d’un vieux saule pleureur. Désillusionnée par la vie, j’étais justifiée de froncer les sourcils, car le monde était résolu à avoir ma peau.
Comme si ce n’était pas assez pour gâcher ma journée, un jeune garçon hors d’haleine s’est dirigé vers moi, épuisé d’avoir joué. Il s’est planté devant moi, la tête légèrement penchée et a dit, tout excité : » Regardez ce que j’ai trouvé! »
Dans sa main, il tenait une fleur qui faisait vraiment pitié, ses pétales étaient flétris, la pluie et la lumière lui ayant manqués. Voulant qu’il prenne sa fleur morte et qu’il retourne jouer, je lui ai fait un mince sourire et je me suis détournée.
Au lieu de s’en aller, il s’est assis à mes côtés, a porté la fleur à son nez et a déclaré avec une surprise non dissimulée : » Elle sent bon et elle est belle aussi, c’est pourquoi, je l’ai cueillie ; c’est pour vous, voici. » La mauvaise herbe était à l’agonie ou déjà morte.
Ni orangée, ni jaune, ni rouge, ses couleurs étaient fanées. Si je voulais qu’il parte, je devais l’accepter. La main fendue vers la fleur, j’ai dit : » Merci, justement ce dont j’ai besoin « . Au lieu de déposer la fleur dans ma main, il l’a tenue en l’air sans raison ou dessein.
C’est alors que j’ai remarqué pour la première fois que le garçon à la fleur ne pouvait pas la voir : il était aveugle.
J’ai entendu ma voix frémissante et des larmes ont coulé de mes yeux, en le remerciant d’avoir choisi ce qu’il y avait de mieux. Il a répondu » De rien « , il souriait et est retourné à ses jeux sans savoir qu’il avait transformé ma peine en jour radieux.
Je me suis demandée comment il avait pu apercevoir une femme sous un vieux saule, en plein apitoiement. Comment avait-il senti ma détresse complaisante ?
Sans doute était-il béni de voir la vérité avec les yeux du coeur. Par les yeux d’un enfant aveugle, j’ai enfin pu voir que c’était moi, et non le monde, qui broyais du noir. Parce que j’avais si souvent moi-même ignoré la beauté, j’ai juré de voir la beauté dans la vie et d’apprécier chaque seconde qui me serait donnée. J’ai porté la fleur fanée à mon nez et j’ai senti le parfum d’une magnifique rose. J’ai souri en voyant ce jeune garçon, une fleur flétrie dans la main, s’apprêter à changer la vie d’une vieille femme aigrie.
Un maître de l’Orient a vu un scorpion en train de se noyer. Lorsqu’il décida de le tirer de l’eau, le scorpion le piqua…
Par l’effet de la douleur, le maître lâcha l’animal qui, de nouveau tomba à l’eau encore en train de se noyer.
Le maître tenta de le tirer nouvellement et l’animal le piqua encore.
Quelqu’un qui était en train d’observer, se rapprocha du maître et lui dit : « Excusez-moi, mais vous êtes têtu »! « Ne comprenez vous pas qu’à chaque fois, que vous tenterez de le tirer de l’eau il va vous piquer »?
Le maître répondit : « La nature du scorpion est de piquer et cela ne va pas changer la mienne qui est d’aider »!
Alors à l’aide d’une feuille, le maître tira le scorpion de l’eau lui sauvant ainsi la vie et dit :
« Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal ..Prends seulement des précautions ». Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent.
Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre lui que tu as mille raisons de sourire!
Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es, et que ta réputation c’est ce que les autres pensent de toi..
Et ce que les autres pensent de toi… c’est leur problème.
Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites ! Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes. Tout, la haine et le deuil ! Et ne m’objectez pas Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas.
Ecoutez bien ceci :
Tête-à-tête, en pantoufle, Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle, Vous dites à l’oreille du plus mystérieux De vos amis de coeur ou si vous aimez mieux, Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire, Dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre, Un mot désagréable à quelque individu.
Ce mot – que vous croyez que l’on n’a pas entendu, Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre - Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre; Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin, Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main, De bons souliers ferrés, un passeport en règle ; Au besoin, il prendrait des ailes, comme l’aigle ! Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera ; Il suit le quai, franchit la place, et cætera Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues, Et va, tout à travers un dédale de rues, Droit chez le citoyen dont vous avez parlé. Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé, Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive Et railleur, regardant l’homme en face dit : « Me voilà ! Je sors de la bouche d’un tel. »
Aujourd’hui, dans la nuit du monde et dans l’espérance, j’affirme ma foi dans l’avenir de l’humanité.
Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.
Je refuse de partager l’avis de ceux qui prétendent l’homme à ce point captif de la nuit que l’aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.
Je crois que la vérité et l’amour, sans conditions, auront le dernier mot effectivement.
La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.
Je crois fermement qu’il reste l’espoir d’un matin radieux, je crois que la bonté pacifique deviendra un jour la loi.
Chaque homme pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et plus personne n’aura plus de raison d’avoir peur.
À 8 ans: Se regarde et voit Cendrillon ou la belle au Bois Dormant
À 15 ans: Se regarde et voit Cendrillon, la belle au Bois Dormant, une actrice de cinéma. Ou si elle est dans sa «période», se voit grosse, laide, pleine de boutons et «maman, je ne peux pas aller à l’école comme ça!»…
À 20 ans: Se regarde et se voit trop grosse/trop mince, trop petite/trop grande, les cheveux trop raides/trop frisés mais décide qu’elle partira quand même!
À 30 ans: Se regarde et se voit trop grosse/trop mince, trop petite/trop grande, les cheveux trop raides/trop frisés mais décide qu’elle n’a pas le temps de les arranger et part quand même!….
À 40 ans: Se regarde et se voit trop grosse/trop mince, trop petite/trop grande, les cheveux trop raides/trop frisés mais se dit qu’au moins elle est propre et y va quand même!
À 50 ans: Se regarde et se dit: «C’est moi», sourit et va où bon lui semble!
À 60 ans: Se regarde, se rappelle que bien des gens ne peuvent même plus se voir dans le miroir, sourit, sort et va conquérir le monde!
À 70 ans: Se regarde et voit l’expérience, l’habileté, sourit et sort profiter de la vie!
À 80 ans: Ne se regarde même plus dans le miroir, met son petit chapeau violet et sort juste pour le plaisir de voir le monde!
Nous devrions toutes prendre notre petit chapeau violet un peu plutôt….
Chacune de nous a besoin de se faire dire qu’elle est formidable!
La beauté d’une femme n’est pas dans ses vêtements, ni le joli minois qu’elle affiche ou la façon dont elle se coiffe.
La beauté d’une femme doit être vue dans ses yeux parce qu’ils sont les portes de son coeur, là où l’amour réside.
La beauté d’une femme n’est pas dans un grain de beauté bien placé sur le haut d’une lèvre.
La vraie beauté d’une femme est réfléchie par son âme. L’amour qu’elle donne, la passion qu’elle démontre, Les années qui passent l’embellissent.
Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire...
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