Petite femme aux cheveux blancs, je la remercie pour tout ce qu’elle m’a apporté. Oui, elle était petite, mais son coeur si grand débordait d’amour. La souffrance, les difficultés de la vie n’ont pas eu raison de son courage. Toute jeune, elle fut atteinte de polyomélite. Elle guérit, mais garda des séquelles de cette maladie : un pied bot. La guerre fut déclarée. Avec ses parents, elle partit vers la France ; voyage inutile et épuisant. Plus tard, on tenta une opération, qui n’apporta aucune amélioration . Ce gros soulier noir, elle devrait le chausser toute sa vie. Les remarques désobligeantes la blessaient. Un homme, pourtant, l’aima. Il sut reconnaître sa grande valeur morale et il l’épousa. Une fille naquit de cette union. La maladie atteint son mari ; elle dut alors travailler seule pour subvenir aux besoins des siens. La vie n’était pas triste pour autant. Souvent, elle riait aux éclats. Mais, la mort de son mari boulversa tout. Pourtant, elle sut se contrôler et fut très courageuse.Tous les problèmesde sa fille, elle essaya de les comprendre et elle ne vivait que pour son enfant, travaillant du matin au soir pour trois fois rien ; elle souffrait terriblement mais elle le cachait. POURTANT, une nuit, le coeur trop fatigué s’arreta de battre. A ce moment précis, mon poing frappa le mur. Cette femme qui partait, c’é&tait ma mère. Une femme merveilleuse..MAMAN, j’aurais voulu te garder longtemps. J’aurais tant aimé lui apporté autre chose que mes tracas. Je ne peux me rendre dans ce cimetière; Il n’y a rien d’elle là-bas. Elle dort tout simplement mais elle me manque et même si je prends de l’âge, son absence se fait ressentir toujours et toujours
Page d'archive 530
Ce soir mon petit garçon
Mon enfant, mon amour
Ce soir, il pleut sur la maison
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles!
On reste tous les deux
On va bien jouer ensemble
On est là tous les deux
Seuls
Ce soir elle ne rentre pas
Je n’sais plus, je n’sais pas
Elle écrira demain peut-être
Nous aurons une lettre
Il pleut sur le jardin
Je vais faire du feu
Je n’ai pas de chagrin
On est là tous les deux
Seuls
Attend, je sais des histoires
Il était une fois
Il pleut dans ma mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il fait un peu froid, ce soir
Une histoire de gens qui s’aiment
Une histoire de gens qui s’aiment
Tu vas voir
Ne t’en vas pas
Ne me laisse pas
Je ne sais plus faire du feu
Mon enfant, mon amour
Je ne peux plus grand-chose
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles!
On est là tous les deux
Perdus parmi les choses
Dans cette grande chambre
Seuls
On va jouer à la guerre
Et tu t’endormiras
Ce soir, elle ne sera pas là
Je n’sais plus, je n’sais pas
Je n’aime pas l’hiver
Il n’y a plus de feu
Il n’y a plus rien à faire
Qu’à jouer tous les deux
Seuls
Attends, je sais des histoires
Il était une fois
Je n’ai plus de mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il est un peu tard, ce soir
L’histoire des gens qui s’aimèrent
Et qui jouèrent à la guerre
Ecoute-moi
Elle n’est plus là
Non… ne pleure pas… !
Beaucoup d’émotions dans les paroles de cette chanson, beaucoup de tendresse, beaucoup de noblesse, beaucoup de sentiments, tout ce que je ressens. C’est comme un rayon de soleil dans le gris du temps. C’est comme une oasis au milieu d’un désert. Comme un peu de paix dans une guerre. Un répit. Une promesse. NON, NE PLEURE PAS
Tout doucement passe le temps. Ne pense pas chère enfant! Regarde autour de toi. Il est trop tard déjà.Ta jeunesse est blessée. Comme toujours refoulée. Par des larmes salées. L’avenir sera meilleur. Il ne faut plus avoir peur. L’enfant le croit. Elle sait déjà. Que l’avenir ne pourra pas être pire.
J’ai posé sur ton coeur un baiser de velours
J’ai soufflé dans ton oreille des mots de toujours
J’ai mis sur tes yeux un voile d’amour
J’ai posé sur tes lèvres mes doigts tout en douceur
J’ai dessiné ton sourire avec le bonheur
J’ai mis sur tes joues des rayons de couleur
J’ai pu enfin te dire ce que souvent je n’ose
Tu m’as regardée avec ce petit quelque chose
Et mes joues soudain sont devenues plus roses
J’ai entendu ton coeur battre la chamade
Serre moi fort, tu sais je suis malade
Là ou tu vas, la vie n’est qu’une mascarade
Là ou tu pars, tout se détruit
C’est la guerre dans ce pays
Qui va te prendre toi ma vie
Tu t’endors à mes côtés
Je ne bouge plus, je veux te regarder
Pour ne pas oublier ton visage tant aimé
Tu te réveilles et maintenant
Coulent nos larmes couleur de sang
Nos deux corps s’unissent tendrement
Le matin pointe à l’horizon
Dans cette gare je crie ton nom
Mais plus rien plus aucun son
Tu ne m’entends plus
Je ne te vois plus
On n’existe plus
Je me referme comme une fleur
Je renaîtrai peut être ailleurs
Là ou se trouvera ton coeur
Je t’attends
(chamade)

Avec le temps…
avec le temps, va, tout s’en va
on oublie le visage et l’on oublie la voix
le cœur, quand ça bat plus, c’est pas la peine d’aller
chercher plus loin, faut laisser faire et c’est très bienavec le temps…
avec le temps, va, tout s’en va
l’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie
l’autre qu’on devinait au détour d’un regard
entre les mots, entre les lignes et sous le fard
d’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit
avec le temps tout s’évanouitavec le temps…
avec le temps, va, tout s’en va
mêm’ les plus chouett’s souv’nirs ça t’as un’ de ces gueules
à la gal’rie j’farfouille dans les rayons d’la mort
le samedi soir quand la tendresse s’en va tout’ seule avec le temps…
avec le temps, va, tout s’en va
l’autre à qui l’on croyait pour un rhume, pour un rien
l’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux
pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous
devant quoi l’on s’traînait comme traînent les chiens
avec le temps, va, tout va bien
avec le temps…
avec le temps, va, tout s’en va
on oublie les passions et l’on oublie les voix
qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
avec le temps…
avec le temps, va, tout s’en va
et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu
et l’on se sent glacé dans un lit de hasard
et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard
et l’on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
avec le temps on n’aime plus
Quand j’entends cette chanson, tout en moi chavire. Quel belle description du temps qui passe. QUELLE EMOTION!!!
-
Dans une jeunesse où prime le mot faiblesse, fallait se battre et se débattre. Je me souviens de ces matins chagrin. Je me rappelle de ces larmes cruelles. Qui m’écoutait? Vraiment je ne le sais. Continuer pourtant il le fallait! Se reposer n’était pas accordé. Juste un moment de répit pour écrire un récit. Le papier chiffonné, trop vite jeté. Fallait pas le montrer. Même jamais en parler. Dans une jeunesse où tout casse, tout lasse, fallait se taire pour ne pas déplaire. J’ai pu le faire. Mais je ne peux plus me taire
Tu tends la main
Et personne ne te rejoint
Tu tends le poing
Pour afficher ton chagrin
Personne n’écoute
Et tu restes dans le doute
Personne ne parle
Et tu trouves cà normal
Quand vas-tu vivre
Sans te faire mal?
Pourquoi survivre
Si tu n’es même pas ivre?
Ivre de bonheur de joie
Et même de peur.
Écoute le temps passe
Comme une menace
Tu dois faire face
Tu tends la main
Et il te rejoint
Tu baisses le poing
Pour chasser ton chagrin
Tu refermes ton coeur
Sur ce nouveau bonheur
(chamade – juin 2007)
Je ne peux pas en parler facilement, même y penser me fait trembler. Trop de questions restent sans réponse. Oh, j’ai été aimée. Peut être mal? Certainement mal, oui c’est vrai. Des souvenirs me remontent au coeur et ne m’apportent que douleur. J’ai beau chercher dans le lointain, il n’y a que du chagrin. J’étais trop sensible, trop fragile, trop GENTILLE. Jamais oser dire NON, c’était trop difficile déjà à ce moment là. Et puis il est des pères qu’on aimerait ne pas avoir eu
Tu es mort depuis longtemps!!Je sais que tu n’es que poussière et que tu ne me vois pas, mais le peu que je t’ai vu, moi, c’était déjà TROP. Je ne t’ai jamais aimé. C’était ta faute, mais c’était notre secret trop bien gardé. Fallait pas faire de peine à maman. Moi, je pouvais souffrir à en mourir hein, c’est ca, moi je pouvais SOUFFRIR. Pourtant à toi j’ai su dire NON et tu ne m’as jamais demandé PARDON. Maintenant il est trop tard, j’ai vécu dans le hasard . Dans un désert de malentendus, mes jours se sont écoulés durs et monotones. Faut-il que je te pardonne? Je ne peux pas, je ne veux pas!!!!!!! Tu m’as fait mal et j’en souffre encore et toi tu dors!
NE VOUS TAISEZ JAMAIS SI VOUS SOUFFREZ. IL FAUT EN PARLER!!!












Merci pour vos commentaires