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Archives pour 17 juillet, 2007

MA VIE EN POESIE

 

 

Coup d’éclat, coup de folie

Je n’étais qu’une petite fille

Et mes rêves étaient cachés

Profondément sous l’oreiller

Je n’y avais pas droit

A ces jeux d’autrefois

Car il y avait TOI

Qui me prenait cette joie

Heureusement, il y avait le chat

Lui, ne me faisait pas mal tu vois

Lui ne me touchait pas

Enfin pas comme toi

Je te hais tu le sais

Je n’ai aucun regret

Sauf celui de t’avoir laissé

Vivre à nos côtés

(chamade)

FRANCOISE HARDY Tous les garçons et les filles

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NE JAMAIS OUBLIER

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Les images sont très dures, oui je sais. Mais cela s’est passé. Bien sûr c’est fini. Mais qui sait si dans certains pays de telles atrocités n’ont pas lieu? Je suis certaine que si. Nous nous devons de garder cela dans un coin de notre mémoire et agir tous pour que cela ne se reproduise plus jamais.

MON COUP DE COEUR pour ROMY SCHNEIDER

http://www.dailymotion.com/video/x4vtuc

 

Témoignages de Denise Holstein

La déportation

Voici le témoignage d’une jeune fille juive, Denise Holstein, qui fut déportée en 1944. Elle a été arrêtée en compagnie d’une quarantaine d’enfants réfugiés dans un foyer à Louveciennes et dont elle était la monitrice. Elle avait 17 ans.

    « A Drancy, avec mon amie Beila Dyment, qui est un peu plus jeune que moi et qui, elle, n’est pas monitrice, nous avons toutes les deux la charge de presque tous les enfants de Louveciennes. C’est beaucoup de travail que de nous occuper d’eux, les laver, les surveiller, les conduire au réfectoire, les aider à faire face à cette situation difficile. On nous distribue très vite des fiches mauves, ce qui nous apprend que nous sommes « déportables » et il ne nous reste qu’à espérer que les Alliés arrivent vite. Mais le 31 juillet, nous partons pour l’inconnu. C’est le dernier convoi pour Auschwitz. Trois semaines plus tard, les derniers prisonniers restés à Drancy seront libérés. On a beau entendre dire que l’on envoie les enfants retrouver leurs parents et ne pas savoir ce qui les attend, la nouvelle du départ est accueillie dans le camp comme une grande catastrophe.
    On nous emmène dans une petite gare, près de Drancy (j’apprendrai plus tard que c’est celle de Bobigny), où nous sommes obligés d’embarquer avec nos baluchons, dans des wagons à bestiaux garés sur des voies à l’écart. A midi, le convoi s’ébranle. Mille trois cents personnes dans des conditions incroyables, entassées avec quelques matelas, des seaux, à peine de quoi boire alors qu’il fait vraiment très chaud et qu’il n’y a que de très petites ouvertures pour laisser passer un peu d’air. »

Denise Holstein,
« Je ne vous oublierai jamais, mes enfants d’Auschwitz… »
Editions n°1, 1995

Extrait du Journal d’ANNE FRANCK quelques jours avant l’arrestation du 4 août 1944

Mardi 1er août 1944 

Voici la dernière page du Journal, avant l’arrestation du 4 aôut 1944.

Chère Kitty,

«   Un fatras* de contradictions  » sont les derniers mots de ma lettre précédente, et les premiers mots de celle-ci. «   Fatras de contradictions  », peux-tu m’expliquer ce que c’est au juste ? Que signifie contradiction ? Comme tant d’autres mots, il a deux sens : contradiction extérieure, et contradiction intérieure.

Le premier sens s’explique simplement : ne pas se plier aux opinions d’autrui, savoir mieux que l’autre, avoir le dernier mot, enfin toutes les caractéristiques désagréables pour lesquelles je suis bien connue. Mais en ce qui concerne le second, je ne suis pas connue, c’est là mon secret.

Je te l’ai déjà dit, mon âme est pour ainsi dire divisée en deux. La première partie héberge mon hilarité*, mes moqueries à propos de tout, ma joie de vivre et, surtout, ma tendance à tout prendre à la légère.J’entends par là : ne pas me choquer des flirts, d’un baiser, d’une embrassade ou d’une histoire inconvenante. Cette première partie est toujours aux aguets, repoussant l’autre, qui est plus belle, plus pure et plus profonde. Le beau côté de la petite Anne, personne ne le connaît, pas vrai ? C’est pourquoi si peu de gens m’aiment vraiment.(…)

Je tremble de peur que tous ceux qui me connaissent telle que je me montre toujours ne découvrent que j’ai un autre côté, le plus beau et le meilleur. J’ai peur qu’ils ne se moquent de moi, ne me trouvent ridicule et sentimentae, ne me prennent pas au sérieux. J’ai l’habitude de ne pas être prise au sérieux, mais c’est «   Anne la superficielle  » qui y est habituée et qui peut le supporter : l’autre, celle qui est «  grave et tendre  » n’y résisterait pas. Lorsque, vraiment, je suis arrivée à maintenir de force devant la rampe* la bonne Anne pendant un quart d’heure, elle se crispe et se contracte comme une sainte Nitouche* aussitôt qu’il faut élever la voix, et , laissant la parole à la Anne n°1, elle a disparu avant que je ne m’en aperçoive.

Anne la tendre n’a donc jamais fait une apparition en compagnie, pas une seule fois, mais dans la solitude, sa voix domine presque toujours. Je sais exactement comment j’aimerais être puisque je le suis…intérieurement, mais hélas ! je reste seule à le savoir. Et c’est peut-être, non, c’est certainement la raison pour laquelle j’appelle ma nature intérieure : heureuse, alors que les autres trouvent justement heureuse ma nature extérieure. A l’intérieur de moi, Anne la Pure m’indique le chemin ; extérieurement, je ne suis rien d’autre qu’une biquette détachée de sa corde, folle et pétulante*.

Extrait du Journal d’ANNE FRANCK

Samedi 20 juin 1942

Il y a plusieurs jours que je n’ai plus écrit ; il me fallait réfléchir une fois pour toutes à ce que signifie un Journal. C’est pour moi une sensation bien singulière que d’exprimer mes pensées, non seulement parce que je n’ai jamais écrit encore, mais parce qu’il me semble que, plus tard, ni moi ni qui que ce soit d’autre ne s’intéresserait aux confidences d’une écolière de treize ans. Enfin, cela n’a aucune importance. J’ai envie d’écrire, et bien plus encore de sonder mon cœur à propos de toutes sortes de choses.

«   Le papier est plus patient que les hommes.  » Ce dicton me traversa l’esprit alors qu’un jour de légère mélancolie je m’ennuyais à cent sous l’heure, la tête appuyée sur les mains, trop cafardeuse pour me décider à sortir ou à rester chez moi. Oui, en effet, le papier est patient, et, comme je présume que personne ne se souciera de cahier cartonné dignement intitulé Journal, je n’ai aucune intention de jamais le faire lire, à moins que je ne rencontre dans ma vie l’Ami ou l’Amie à qui le montrer. Me voilà arrivée au point de départ, à l’idée de commencer ce Journal : je n’ai pas d’amie.

Afin d’être plus claire, je m’explique encore. Personne ne voudra croire qu’une fillette de treize ans se trouve seule au monde. D’ailleurs, ce n’est pas tout à fait vrai : j’ai des parents que j’aime beaucoup et une sœur de seize ans ; j’ai, tout compte fait, une trentaine de camarades parmi lesquels de soi-disant amies ; j’ai des admirateurs à la pelle qui me suivent du regard, tandis que ceux qui, en classe, sont mal placés pour me voir, tentent de saisir mon image à l’aide d’une petite lampe de poche. J’ai de la famille, d’aimables oncles et tantes, un foyer agréable, non, il ne me manque rien apparemment, sauf l’Amie. Avec mes camarades, je ne puis que m’amuser, rien de plus.Je ne parviens jamais à parler avec eux d’autres choses que de banalités, même avec une de mes amies, car il nous est impossible de devenir plus intimes, c’est là le hic. Ce manque de confiance est peut-être mon défaut à moi. En tout cas, je me trouve devant un fait accompli, et c’est assez dommage de ne pas pouvoir l’ignorer.

C’est là la raison d’être de ce Journal. Afin de mieux évoquer l’image que je me fais d’une amie longuement attendue, je ne veux pas me limiter à de simples faits, comme le font tant d’autres, mais je désire que ce Journal personnifie l’Amie. Et cette amie s’appellera Kitty.

V

MES EMOTIONS Le père Marie-Benoît (1895-1990) apporte son aide aux juifs

 

Un chrétien qui refuse l’antisémitisme

Pierre Péteul, qui sera connu sous le nom religieux de « père Marie-Benoît » et sous le surnom du « Père des juifs », est né le 30 mars 1895 au Bourg d’Ire (Maine-et-Loire). Il a participé à la guerre de 1914-1918 et combattu à Verdun.

Ce père (capucin) résidait à Rome, lorsque la guerre éclate. il se rend alors à Marseille pour attendre la suite des évènements. On se doute que l’Italie se prépare à entrer dans le conflit. Son attente sera courte puisqu’il va rapidement œuvrer à secourir les innombrables réfugiés juifs qui convergent vers le sud de la France. Ses motivations ?

« Les Chrétiens se sentent les fils spirituels du grand patriarche Abraham… ce qui suffirait à exclure tout antisémitisme, mouvement auquel nous, Chrétiens, nous ne pouvons avoir aucune part. »

Sentiments qui, hélas, ne seront pas partagés par tout le monde !

Après de multiples contacts avec des responsables israélites, il réalise que tout devait être entrepris pour permettre aux persécutés d’échapper aux griffes des Nazis et de leurs collaborateurs français. Il était donc important de leur procurer dans un premier temps, de fausses cartes d’identité, des sauf-conduits, puis, le plus délicat, de trouver des lieux de refuge, temporaires, avant de pouvoir organiser des départs pour l’Espagne ou pour la Suisse.

« Je recevais ainsi mes protégés au couvent (Marseille) ce qui n’était pas sans inconvénients, ni sans attirer l’attention, car les parloirs étaient presque toujours pleins. J’entrais aussi en collaboration avec les Dames de Sion, de la rue Paradis, qui eurent, de leur côté, une grande activité du même genre, et je pus recevoir chez elles nombre de nos protégés »

Visiteur du camp des Milles

     L’Evêque de Marseille, en accord avec la Préfecture, le nomme ensuite « visiteur » du camp d’internement des Mille, près d’Aix-en-Provence. Cette activité, menée avec ses frères capucins, lui permit de rendre quantités de services et de connaître de près les problèmes rencontrés par les prisonniers. Après l’occupation par les Allemands de la zone dite « libre », la filière d’évasion vers l’Espagne se trouvait au point mort et il fallait trouver d’autres voies. La zone d’occupation italienne (Savoie, Haute Savoie, Isère, Alpes-Maritimes) allait permettre de relancer les actions de sauvetage. L’attitude des autorités italiennes, plutôt favorables aux Juifs, constituait un atout majeur. Cette zone était devenue une sorte de sanctuaire où se rassemblèrent de 30 à 50 000 Juifs, venus de toutes les régions de France. La situation militaire devenant de plus en plus désastreuse pour les Allemands (débarquement allié en Afrique du Nord) il paraissait évident que ces derniers envisageraient d’occuper à leur tour la zone italienne. Des solutions devaient être trouvées, très rapidement.

Le rôle d’Angelo Donati

     Intervient alors Angelo Donati, Juif italien, directeur de la Banque de Crédit Franco-Italien à Nice, qui se lie avec le Père Marie-Benoît, et qui lui suggère d’aller au Vatican pour que l’on puisse faire pression sur Mussolini au sujet d’un éventuel transfert des réfugiés juifs vers l’Italie. Après avoir contacté diverses personnalités juives (entre autres, le Grand rabbin de France) le Père obtient de la part de son Supérieur Général, une audience le 16 juillet 1943, et le présente personnellement au Pape Pie XII. Sa relation des évènements en France occupée est accueillie avec bienveillance par le Pape, qui lui fit cette réflexion, au sujet des interventions de la police de Vichy contre les Juifs « On n’aurait pas cru cela de la part de la France » et lui promit de s’intéresser personnellement aux questions qu’il lui soumettait.

     Peu de temps après, le Père Marie-Benoît tentera, avec l’appui, notamment, du Cardinal Maglione, au Vatican, de faciliter le rapatriement des Juifs de nationalité espagnole se trouvant en France, Un rapatriement, promis par Franco, hélas, fortement handicapé par des lenteurs administratives et politiques. Une faible partie de ces Juifs espagnols put bénéficier de ces accords et émigrer légalement en Espagne, tandis que les autres subirent de plein fouet les déportations.

     Un des points de la relation soumise au pape concernait le projet de transfert en Italie des Juifs réfugiés dans la région française occupée par les troupes italiennes. Le gouvernement italien semblait assez favorable à un tel projet et Angelo Donati songea à trouver des lieux d’hébergement pour ces futurs réfugiés. Naturellement, il sollicite l’appui du Père Marie-Benoît.

MES EMOTIONS MES REVOLTES Un témoin Julien Favet reconnaît Klaus Barbie

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     Au cours du procès, en 1987, un témoin essentiel, Julien Favet , qui avait assisté à l’arrestation des enfants, a témoigné de la présence de Klaus Barbie sur les lieux, au moment de l’arrestation.
 

Lyon, envoyé spécial.
     Au matin du 6 avril 1944, Julien Favet est aux champs. Short, torse nu, il attend qu’un gamin de la colonie lui apporte son casse-croûte, comme chaque matin. «Au bout d’un moment, comme je ne voyais rien venir, je suis allé à la maison pour voir ce qu’il s’y passait. » « La maison », c’est le home d’enfants juifs qui s’est installé l’année dernière à Lelinas, aux portes d’Izieu.
« Là, j’ai vu trois hommes en civil accoudés au grand bassin qui est devant le bâtiment. Je les ai regardés. Il y en avait un que je connaissais mais j’ai fait semblant de rien et j’ai continué à marcher en direction de la ferme des patrons. » Favet a repéré la voiture de la police allemande et les deux camions. « J’ai pensé qu’ils arrêtaient tout le village», explique-t-il au président. Il voit les enfants entassés dans les véhicules.
     Un soldat l’arrête. « Vous, sauté?», lui dit l’Allemand. Favet ne comprend pas. Tout à l’heure, le jeune étudiant Léon Reifmann a sauté d’une fenêtre pour échapper à la rafle et tous ceux qui passent sur le chemin sont suspects. Un civil vient de se détacher du groupe de trois et s’avance. «Il avait une gabardine et un chapeau mou, c’était Klaus Barbie. » L’homme s’approche de Favet et l’inspecte. Méticuleusement. Pas un seul mot n’est échangé pendant ce long regard. « Et puis il m’a dit quelque chose comme « allez! ».»
     Favet repart vers la maison de ses maîtres. «J’ai regardé les camions. Tous les enfants étaient dedans. Les plus grands, qui avaient 10 ou 12 ans, essayaient de s’enfuir en sautant mais deux soldats allemands les rattrapaient tout de suite et les renvoyaient dedans comme des sacs de pommes de terre. » Julien Favet ne peut plus parler. 
     « Vous avez reconnu Barbie ?», interroge le président. « Oui. c’est exact, je le jure. Je l’ai reconnu a son regard. » Le témoin cherche le mot juste. « Je l’ai reconnu comme si c’était vous, monsieur le président. Sauf votre respect. »

Libération, 28 mai 1987

Film Le pianiste ……Extrait°°°°°

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Le petit prince

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Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire...

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